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La SEC et la CFTC tracent leur propre voie dans le domaine des cryptomonnaies alors que le projet de loi CLARITY est au point mort

En matière de réglementation des actifs numériques, la Commission américaine des opérations boursières (SEC) n’attend pas que le Congrès se prononce. L’agence a prévu une réunion publique vendredi 14 août afin d’examiner une proposition qui pourrait permettre aux entreprises du secteur des cryptomonnaies de lever des fonds plus facilement, sans avoir à se soumettre à une procédure complète d’enregistrement des titres.

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La SEC et la CFTC tracent leur propre voie dans le domaine des cryptomonnaies alors que le projet de loi CLARITY est au point mort

Points clés

  • La SEC votera le 14 août sur de nouvelles règles de levée de fonds dans le domaine des cryptomonnaies pour les start-ups et autres émetteurs.
  • Le « Clarity Act » du Sénat devra faire l’objet d’un vote de clôture à la majorité des 60 voix le 15 septembre, après avoir été bloqué en août.
  • Le président de la CFTC, Michael Selig, affirme que l’agence élaborera des règles relatives aux cryptomonnaies indépendamment du Congrès.

Selon un article de Bloomberg, ce vote intervient alors qu’un projet de loi bien plus important sur les cryptomonnaies reste bloqué au Sénat. Le « Digital Asset Market Clarity Act », qui a été adopté par la Chambre des représentants l’année dernière avec le soutien des deux partis, n’a toujours pas fait l’objet d’un vote en séance plénière. Le chef de la majorité au Sénat, John Thune, a déposé une motion de procédure juste avant que les législateurs ne partent en vacances d’août, fixant le vote au 15 septembre. Ce décalage entre des régulateurs qui agissent rapidement et un Congrès qui avance lentement est devenu le thème central de la politique en matière de cryptomonnaies à Washington cette année.

La SEC agit de son propre chef

La réunion de la SEC du 14 août comporte un seul point à l’ordre du jour : la décision de proposer ou non un nouveau cadre réglementaire, souvent appelé « Regulation Crypto », pour les contrats d’investissement liés aux actifs numériques. Cette réglementation offrirait aux start-ups une voie plus simple pour lever des capitaux, à l’instar des exemptions déjà utilisées par les petites entreprises dans d’autres secteurs.

Elle permettrait également aux tokens de ne plus être considérés comme des titres dès lors que leur réseau sous-jacent serait suffisamment décentralisé pour qu’aucune entreprise ou équipe ne détienne plus le contrôle exclusif. Il s’agit là de l’un des principaux points de friction juridiques dans le domaine des cryptomonnaies depuis que la SEC a commencé, il y a plusieurs années, à engager des poursuites contre les émetteurs de tokens.

Le président de la SEC, Paul Atkins, a par ailleurs laissé entendre que l’agence était sur le point de dévoiler une « exemption pour l’innovation » qui pourrait permettre aux versions tokenisées d’actions d’être négociées 24 heures sur 24 sur des plateformes blockchain. La portée et le calendrier de cette proposition restent pour l’instant confidentiels.

Pourquoi le « Clarity Act » est au point mort

Par ailleurs, la législation connue sous le nom de « CLARITY Act » aurait une portée bien plus large que n’importe quelle règle émanant d’une seule agence. Elle répartirait la surveillance des marchés des cryptomonnaies entre la SEC et la Commodity Futures Trading Commission (CFTC), en traitant la plupart des tokens établis, notamment le bitcoin (BTC) et l’ethereum (ETH), comme des matières premières relevant de la compétence de la CFTC, tout en concentrant la législation sur les valeurs mobilières sur la levée de fonds et les autres activités réglementées par la SEC.

La « cloture », la manœuvre procédurale déposée par Thune, nécessite 60 voix simplement pour mettre fin au débat et passer au vote final. Elle ne permet pas l’adoption du projet de loi. Selon un article publié par JD Supra, les points d’achoppement portent notamment sur les règles déontologiques applicables aux fonctionnaires impliqués dans les cryptomonnaies, les protections accordées aux développeurs de logiciels, ainsi que les craintes du secteur bancaire selon lesquelles les programmes de récompenses en cryptomonnaies pourraient détourner les dépôts des banques traditionnelles.

Le Sénat reprendra ses travaux le 14 septembre, soit la veille du vote prévu sur la clôture, mais il devrait suspendre ses travaux pendant la majeure partie du mois d’octobre, en prévision des élections de mi-mandat du 3 novembre. Cela laisse une marge de manœuvre extrêmement étroite pour l’adoption du projet de loi, même s’il parvient à franchir le premier obstacle procédural.

L’idée centrale du projet de loi est simple, même si le dispositif juridique ne l’est pas. Il prévoit de répartir les compétences de surveillance de sorte que la plupart des actifs cryptographiques établis, notamment le BTC et l’ETH, relèvent des règles de la CFTC, similaires à celles régissant les matières premières telles que le pétrole ou le blé. La SEC conserverait son autorité sur les offres de titres et les cas où une entreprise lève encore des fonds auprès d’investisseurs, dans l’espoir de réaliser des bénéfices grâce au travail d’autrui.

Les partisans de cette mesure font valoir que cette répartition donnerait enfin aux plateformes d’échange, aux dépositaires et aux émetteurs de jetons un véritable cadre réglementaire, au lieu de les obliger à deviner quelle autorité de régulation pourrait venir frapper à leur porte. Les détracteurs, parmi lesquels figurent de nombreux démocrates, estiment que la réglementation n’est pas assez stricte et qu’elle laisse des failles.

La CFTC affirme qu’elle agira quoi qu’il arrive

Le président de la CFTC, Michael Selig, a souligné que son organisme de régulation avait déjà préparé des propositions de règles et avait l’intention d’aller de l’avant, que le Congrès adopte ou non le Clarity Act, selon l’analyse citée par JD Supra. M. Selig a déclaré que lui-même et M. Atkins étaient prêts à rédiger des règles communes définissant quelle agence contrôle quel segment du marché des cryptomonnaies, dans le cadre d’une initiative que les responsables appellent le « Project Crypto ».

Cette coordination est essentielle, car l’une des plaintes les plus anciennes du secteur concerne l’incertitude réglementaire quant à savoir si c’est la SEC ou la CFTC qui contrôle un jeton ou une plateforme de trading en particulier.

Ce que cela signifie pour les investisseurs et les entreprises

Pour les start-ups du secteur des cryptomonnaies, le vote du 14 août pourrait ouvrir la voie à une levée de fonds plus rapide et moins coûteuse aux États-Unis, plutôt que de devoir plier bagage et s’installer à l’étranger. Pour les investisseurs dans les actions tokenisées, la future exemption accordée par la SEC pourrait à terme permettre de négocier des tokens liés à des actions en dehors des heures d’ouverture traditionnelles des marchés.

Pour les banques et les entreprises de la finance traditionnelle (TradFi), la pression s’exerce dans une autre direction. Des groupes sectoriels, tels que les coalitions bancaires, se sont opposés aux programmes de récompenses cryptographiques s’apparentant à des paiements d’intérêts, craignant que les produits cryptographiques générateurs de rendement ne détournent les dépôts des comptes d’épargne classiques. Les banques fintech allégées et les établissements agréés peu attachés à la vieille garde sont prêts à répondre aux clients exigeant ces récompenses.

À suivre

La réunion de la SEC du 14 août constituera le premier test concret permettant de déterminer avec quelle fermeté l’agence exercera ses pouvoirs existants. Le vote de clôture du Sénat, prévu le 15 septembre, révélera si le très convoité « Clarity Act » bénéficie d’un soutien suffisant pour survivre à son premier test sérieux depuis son adoption par la Chambre des représentants. Ces deux résultats détermineront la manière dont les entreprises du secteur des cryptomonnaies, les banques et les investisseurs se positionneront pour le reste de l’année.

Cet article a été traduit de l'anglais à l'aide de l'IA. La version originale en anglais fait foi ; les traductions automatiques peuvent contenir des inexactitudes, en particulier dans la terminologie juridique et réglementaire.