Propulsé par

Le nouveau Premier ministre britannique s'apprête à supprimer la taxe sur les jeux d'argent contre laquelle il avait milité

Le Premier ministre Andy Burnham a déclaré que son gouvernement avait l’intention d’abroger l’obligation dite « d’autorisation implicite » prévue par la loi sur les jeux d’argent, cette présomption légale qui régit l’octroi des licences d’exploitation depuis 2005. En tant que maire du Grand Manchester, il avait signé une lettre commune des conseils municipaux réclamant précisément cette mesure. Le Parlement britannique a adopté en avril une modification législative plus restrictive qui n'est jamais entrée en vigueur.

ÉCRIT PAR
PARTAGER
Le nouveau Premier ministre britannique s'apprête à supprimer la taxe sur les jeux d'argent contre laquelle il avait milité

Points clés

  • Burnham a signé une lettre du conseil municipal réclamant l'abrogation de cette disposition en 2025, avant de devenir Premier ministre en juillet.
  • La Commission des jeux a constaté une baisse du nombre d’établissements titulaires d’une licence et de bureaux de paris en 2025.
  • La modification législative proposée par le gouvernement travailliste de Starmer n’est toujours pas en vigueur.

Burnham entend supprimer la taxe sur les jeux d’argent

Downing Street a annoncé le 11 août, trois semaines après l’entrée en fonction de Burnham, que le gouvernement avait l’intention d’abroger la règle de « l’autorisation par défaut » prévue par la loi sur les jeux d’argent, qu’il a qualifiée de restreignant la capacité des conseils municipaux à refuser l’ouverture de nouveaux bureaux de paris et de salles de machines à sous ouvertes 24 heures sur 24, même en cas de vives inquiétudes au niveau local.

Cette abrogation s’appliquerait à l’ensemble de la Grande-Bretagne. Par ailleurs, et en Angleterre uniquement, les boutiques de cigarettes électroniques et les centres de jeux pour adultes seraient soumis à un permis d’urbanisme : les boutiques de cigarettes électroniques passeraient de la classe E à une catégorie distincte soumise à consultation. Pour la première fois, les centres de jeux pour adultes seraient définis comme une catégorie à part entière – car, contrairement aux bureaux de paris, aux salles d’arcade et aux casinos, ils ne sont actuellement pas du tout mentionnés dans la législation en matière d’urbanisme. La durée maximale des ordonnances de fermeture doublerait, passant de six mois à douze. Les ministres indiquent que ces mesures devraient entrer en vigueur dès le début de l’année prochaine.

Cette affaire s’articule autour de l’article 153 de la loi de 2005 sur les jeux d’argent (Gambling Act 2005), qui impose à l’autorité chargée de délivrer les licences de s’efforcer d’autoriser l’utilisation de locaux à des fins de jeux d’argent. Cette obligation ne s’applique que dans la mesure où l’autorisation est conforme aux objectifs de la loi en matière d’octroi de licences. Dans les propres lignes directrices de l’autorité de régulation à l’intention des autorités chargées de délivrer les licences, cette obligation lie tant la Commission que les conseils municipaux, et exige des uns et des autres qu’ils modèrent l’impact des jeux d’argent grâce à leurs pouvoirs, plutôt que de chercher à les empêcher totalement. Elle s’applique à l’Angleterre, au Pays de Galles et à l’Écosse, mais pas à l’Irlande du Nord, qui dispose de dispositions distinctes.

M. Burnham n’est pas étranger à cette affaire : le conseil municipal de Brent avait coordonné une coalition de collectivités locales dont le plan en six points appelait explicitement à la suppression de cette obligation légale en septembre 2025, document qu’il avait signé lorsqu’il occupait le poste de maire du Grand Manchester.

Le gouvernement de son prédécesseur avait déclaré au Parlement en novembre qu’il n’avait pas l’intention de revoir cette disposition. Le Parlement a mis en place des évaluations d’impact des jeux d’argent en avril, mais la modification de cette disposition n’a jamais été engagée.

Aujourd’hui, le secteur conteste cette abrogation prévue. Joseph Cullis, de la British Amusement Catering Trade Association (Bacta), a déclaré dans un communiqué publié le lendemain matin de l’annonce que « l’annonce du gouvernement assimile les AGC responsables et titulaires d’une licence à des entreprises illégales et criminelles. C’est totalement inexact.

Les membres de la Bacta opèrent dans l’un des secteurs les plus strictement réglementés du commerce de proximité, respectent des normes rigoureuses en matière de responsabilité sociale et apportent une contribution importante à l’emploi, à l’investissement et à l’activité économique au niveau local », M. Cullis a indiqué que l’organisme professionnel allait « riposter avec la plus grande fermeté » et s’attend à une consultation de six semaines, les modifications pouvant entrer en vigueur début 2027. Downing Street a imputé la responsabilité à des centres-villes « vidés de leur substance par la prolifération incontrôlée des magasins de cigarettes électroniques, des bureaux de paris et des entreprises peu scrupuleuses », en citant une analyse du Centre for Social Justice selon laquelle la Grande-Bretagne a perdu près de 1 800 pubs et bars tandis que le nombre de magasins de cigarettes électroniques et de tabac a atteint près de 2 200 entre 2016 et 2026. Les dernières statistiques trimestrielles de la Commission des jeux d’argent font état de 181 établissements agréés et de 262 bureaux de paris en moins par rapport à l’exercice financier 2023-2024.

La question de savoir où se reportent ces activités reste ouverte. L’Office for Budget Responsibility a estimé en novembre 2025 que les récentes modifications fiscales suffiraient à elles seules à pousser environ 677 millions de dollars (500 millions de livres sterling) d’activités de jeux d’argent supplémentaires vers le marché noir.

Les estimations de la taille du marché non agréé varient d’un ordre de grandeur selon ce qui est pris en compte : les chiffres cités par le Betting and Gaming Council l’évaluent à 22,5 milliards de dollars (16,6 milliards de livres sterling) d’activité totale pour 2025, tandis que les estimations de la part des opérateurs non agréés sur le seul marché en ligne sont bien inférieures. Le BGC a avancé le même argument de « canalisation » contre les contrôles de solvabilité plus tôt cette année.

Cet article a été traduit de l'anglais à l'aide de l'IA. La version originale en anglais fait foi ; les traductions automatiques peuvent contenir des inexactitudes, en particulier dans la terminologie juridique et réglementaire.

Tags dans cet article