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Privé d'accès aux marchés financiers mondiaux, l'Iran se tourne vers le Bitcoin et le Tether

Selon certaines informations, l'utilisation des cryptomonnaies en Iran n'est pas marginale, mais constitue un véritable canal de règlement des transactions. Téhéran transfère discrètement des fonds via ces canaux numériques en utilisant le bitcoin (BTC) et le Tether (USDT) afin de contourner les sanctions financières.

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Privé d'accès aux marchés financiers mondiaux, l'Iran se tourne vers le Bitcoin et le Tether

Points clés

  • L’activité cryptomonnaie de l’Iran atteindra environ 10 milliards de dollars en 2025, le commerce s’effectuant de plus en plus sur la blockchain en 2026.
  • Le CCAF estime que la part de l’Iran dans le hashrate mondial du bitcoin s’élève à 0,12 %, un chiffre bien inférieur à l’estimation de 4,5 % avancée par Elliptic.
  • L’opération « Economic Outcast » lancée par Bessent le 24 août met les canaux cryptographiques iraniens dans le collimateur.

Les actifs numériques jouent un rôle croissant dans le commerce iranien

Mercredi, le Financial Times (FT) a rapporté que la banque centrale iranienne avait demandé aux entreprises et aux traders de rapatrier leurs fonds par tous les moyens nécessaires, y compris en utilisant le bitcoin et le tether. La journaliste du FT, Najmeh Bozorgmehr, basée à Téhéran, cite « des entreprises iraniennes, des initiés du régime et des analystes » bien informés sur le sujet.

Le FT rapporte que 10 milliards de dollars en cryptomonnaies ont transité par l’Iran en 2025, tandis que son analyse cite également la société d’analyse de chaînes de blocs Elliptic, qui estime que l’Iran représente 4,5 % du hashrate mondial de minage de bitcoins. Bitcoin.com News a vérifié ces deux chiffres de manière indépendante et a constaté que l’estimation de 10 milliards de dollars provenait de TRM Labs et de Chainalysis, deux sociétés d’analyse de la blockchain qui ont évalué l’activité liée aux cryptomonnaies en Iran entre 8 et 10 milliards de dollars.

L’estimation d’Elliptic concernant l’extraction est toutefois moins tranchée, car plusieurs autres sources situent la part de l’Iran dans la puissance de hachage mondiale du bitcoin à un niveau considérablement inférieur. Le Cambridge Centre for Alternative Finance (CCAF) indique que la part de l’Iran dans la puissance de calcul mondiale s’élève à 0,12 %, tandis que la carte thermique de hashrateindex.com place l’Iran à environ 0,2 % au troisième trimestre 2026. Toutefois, le CCAF utilise une méthode basée sur les adresses IP pour établir son estimation, ce qui peut être considéré comme une sous-estimation, car les mineurs iraniens peuvent utiliser des VPN.

Les cryptomonnaies s’implantent alors que l’Iran lutte contre les sanctions américaines

Ce n’est pas la première fois que des rapports indiquent que l’Iran utilise le bitcoin et les stablecoins dans le cadre de sa guerre contre les États-Unis. En avril, il a été rapporté que l’Iran exigeait des cryptomonnaies et des stablecoins en échange d’un passage sûr dans le détroit d’Ormuz. En juin, Sergio Goschenko, journaliste chez Bitcoin.com News, a révélé que l’Iran percevait 2 millions de dollars par navire en BTC et en USDT. Par ailleurs, l’ancien responsable des relations publiques de la Banque centrale d’Iran, Mostafa Ghamari Vafa, a publié un message sur X en avril, indiquant que la banque centrale avait ouvert quatre comptes spéciaux. Il a précisé qu’un compte était dédié au rial, les autres au yuan, au dollar américain et à l’euro. Ces comptes avaient été spécialement créés pour les droits de transit d’Ormuz perçus par la marine du Corps des Gardiens de la Révolution islamique (CGRI). L’ancien responsable des relations publiques n’a toutefois pas mentionné le bitcoin ni le Tether dans sa déclaration de l’époque.

Le rapport de Bozorgmehr indique que le pouvoir judiciaire iranien estime qu’il existe d’importants revenus non déclarés, tant en Iran qu’à l’étranger, provenant des importateurs et des exportateurs, soit environ 100 milliards de dollars. « La réception de cryptomonnaies en contrepartie d’exportations est désormais une pratique tout à fait courante », a déclaré un dirigeant d’entreprise iranien au journaliste du FT. Le FT a contacté la banque centrale du pays, mais ses représentants ont refusé de commenter.

Washington cible les canaux d’actifs numériques en pleine expansion de l’Iran

En mai dernier, le secrétaire au Trésor américain Scott Bessent a révélé, lors du Reagan National Economic Forum à Simi Valley, en Californie, que son ministère avait saisi environ 1 milliard de dollars d’actifs en cryptomonnaies liés à l’Iran. Tout récemment, M. Bessent a mis en garde les pays étrangers contre le maintien de liens avec l’Iran en matière d’actifs numériques, et il a déclaré à la presse qu’un plan baptisé « Opération Economic Outcast » permettrait d’atteindre cet objectif. Ce plan a été officiellement lancé le 24 août. M. Bozorgmehr a également évoqué ces activités présumées liées aux cryptomonnaies avec un membre de l’Association iranienne pour la transformation numérique. Ce membre a notamment fait remarquer que la banque centrale « n’insistait plus » pour faire appliquer des règles strictes à l’encontre des plateformes de trading de bitcoins. L’article du Financial Times, ainsi que d’autres publiés au printemps dernier, soulignent le fait que les sanctions financières perdent de leur mordant à l’ère du numérique sans frontières.

Cet article a été traduit de l'anglais à l'aide de l'IA. La version originale en anglais fait foi ; les traductions automatiques peuvent contenir des inexactitudes, en particulier dans la terminologie juridique et réglementaire.