Le gouvernement américain a remboursé 81 milliards de dollars de droits de douane depuis le début de l'exercice fiscal, après que la Cour suprême a jugé illégaux, en février, les droits de douane généralisés imposés par le président Donald Trump sur les importations. Ce chiffre éclipse largement les 5 milliards de dollars remboursés au cours de la même période l'année précédente.
Les remboursements des droits de douane imposés par Trump atteignent 81 milliards de dollars après la décision de la Cour suprême : voici ce que cela signifie

Points clés
- Les remboursements de droits de douane américains ont atteint 81 milliards de dollars cette année fiscale, contre 5 milliards de dollars l'année précédente, selon les données du Trésor.
- Les droits de douane imposés par Trump en vertu de l’IEEPA ont été invalidés par un vote de 6 voix contre 3 en février ; les obligations de remboursement étaient estimées à 166 milliards de dollars au maximum.
- Le déficit fédéral a atteint 1 367 milliards de dollars en neuf mois, la justice ayant refusé de ralentir le rythme des remboursements.
Les remboursements bondissent après la décision de février
Le montant total des remboursements, communiqué lundi, couvre l’exercice budgétaire qui a débuté en octobre 2025. Les chiffres rapportés par l’Agence France-Presse (AFP) montrent que la majeure partie de ces sommes a été versée en mai et juin, plusieurs mois après que la Cour suprême a invalidé ces droits de douane. Un responsable du ministère des Finances a déclaré aux journalistes que cette flambée était « presque entièrement due à la décision de la Cour suprême ».
Cette décision, rendue en février par six voix contre trois, a estimé que Donald Trump avait outrepassé ses pouvoirs en recourant à la loi sur les pouvoirs économiques d’urgence internationaux (IEEPA), une loi de 1977 destinée aux situations d’urgence nationale, pour imposer de larges droits de douane «réciproques» à ses partenaires commerciaux. L’arrêt a contraint le gouvernement à rembourser les importateurs qui avaient déjà payé, et le Trésor américain traite ces demandes depuis lors.
Trump n’a pas caché sa frustration, qualifiant ces remboursements d’« exaspérants » lors d’une interview en mai, alors que les estimations évaluaient l’obligation totale du gouvernement à environ 149 à 166 milliards de dollars, auxquels s’ajoutent les intérêts et les frais administratifs. Au regard de ces projections, les 81 milliards de dollars versés à ce jour suggèrent que le Trésor n’en est peut-être qu’à mi-chemin de la somme totale à débourser.
La pression sur le déficit s’accentue
Ces versements pèsent sur un budget déjà sous pression, le déficit fédéral ayant atteint 1 367 milliards de dollars au cours des neuf premiers mois de l’exercice fiscal, soit une hausse de 2 % par rapport à l’année précédente. Les paiements d’intérêts sur la dette nationale ont dépassé 1 000 milliards de dollars, soit une hausse de 14 %, tandis que les dépenses militaires ont augmenté de 5 % dans un contexte de conflits au Moyen-Orient.
L’ironie est difficile à manquer : Trump avait présenté les droits de douane comme un outil visant à renforcer l’industrie manufacturière nationale, à gagner en influence dans les négociations commerciales et à réduire le déficit, et l’écart s’était initialement resserré à mesure que les recettes douanières affluaient. La décision de la Cour suprême a inversé cette tendance, transformant une source de recettes en une dette à neuf chiffres.
L’administration a tenté de limiter les dégâts, sans succès. Un tribunal fédéral a rejeté une tentative du gouvernement visant à retarder le processus de remboursement, maintenant ainsi le calendrier des paiements pour les entreprises ayant payé un montant excédentaire.
Impact sur les traders de cryptomonnaies
La menace de Trump d’instaurer un droit de douane mondial de 15 % en février a secoué les marchés des cryptomonnaies, faisant brièvement chuter la capitalisation boursière combinée des altcoins sous la barre des 1 000 milliards de dollars, alors même que les investisseurs saluaient la décision de la Cour suprême contre les droits de douane précédents. Le président s’était alors engagé à contourner la décision de la Cour en instaurant de nouveaux droits de douane, ce qui a maintenu la politique commerciale au centre des préoccupations des traders depuis lors.
Au moment où nous écrivons ces lignes, le bitcoin s’échange à près de 63 000 dollars, et les analystes macroéconomiques affirment que l’aggravation des déficits et la hausse des coûts d’intérêt renforcent les arguments en faveur, à long terme, d’actifs rares tels que le bitcoin. Cette thèse reste toutefois contestée, car la volatilité induite par les droits de douane a également pénalisé les actifs à risque lors des annonces d’escalade et les a fait remonter lors des soulagements.
Cet article a été traduit de l'anglais à l'aide de l'IA. La version originale en anglais fait foi ; les traductions automatiques peuvent contenir des inexactitudes, en particulier dans la terminologie juridique et réglementaire.

















