Le président Donald Trump a menacé dimanche de détruire toutes les centrales électriques et tous les ponts d'Iran après que des vedettes de combat iraniennes ont ouvert le feu sur des navires commerciaux dans le détroit d'Ormuz, poussant au bord de l'effondrement un fragile cessez-le-feu négocié par le Pakistan. Points clés :
'No More Mr. Nice Guy' — Trump met en garde l'Iran : acceptez l'accord ou perdez tous vos ponts et toutes vos centrales électriques

- Trump a menacé de détruire toutes les centrales électriques et tous les ponts en Iran si le pays rejette l'accord proposé d'ici le 22 avril 2026.
- Des vedettes de l'IRGC iranien ont tiré samedi sur des navires commerciaux, touchant des bateaux liés à la France et au Royaume-Uni, ce qui a entraîné une violation du cessez-le-feu.
- Les négociateurs américains retournent à Islamabad, au Pakistan, pour des pourparlers, alors que l'Iran perd environ 500 millions de dollars par jour en raison du blocus naval en cours.
Trump met le couteau sous la gorge de l'Iran
Trump a publié cette menace sur Truth Social le 19 avril 2026, déclarant que les États-Unis « détruiraient chaque centrale électrique et chaque pont en Iran » si Téhéran refusait d'accepter un accord. Il a qualifié ces tirs de violation directe du cessez-le-feu de deux semaines entré en vigueur le 7 avril.
L'incident s'est produit samedi 18 avril, lorsque des vedettes du Corps des gardiens de la révolution islamique auraient tiré sur au moins deux navires commerciaux. Des navires liés à la France et au Royaume-Uni figuraient parmi les cibles. Les données sur le trafic maritime n'ont montré aucun navire traversant le détroit dimanche.

L'Iran avait brièvement laissé entrevoir une réouverture de la voie navigable liée aux conditions du cessez-le-feu avant de faire marche arrière samedi. Les responsables iraniens ont réaffirmé leur contrôle sur le détroit, ont refoulé des pétroliers battant pavillon du Botswana et de l'Angola, et ont qualifié le blocus naval américain en cours des ports iraniens d'acte d'agression.
Trump a rejeté cette interprétation. Il a déclaré que le blocus, imposé vers le 12 avril, resterait en place jusqu’à ce que l’Iran accepte un accord « 100 % complet ». Il a ajouté que l’Iran perdait environ 500 millions de dollars par jour en recettes pétrolières en raison de la fermeture du passage.
Les négociateurs américains sont de retour à Islamabad pour des pourparlers prévus lundi soir. Le cessez-le-feu négocié par le Pakistan expire vers le 22 avril. Ce cessez-le-feu était subordonné à la réouverture totale du détroit par l’Iran et n’a jamais permis de résoudre pleinement les différends fondamentaux. Les deux gouvernements s’accusent désormais mutuellement de violer ses termes.
Le conflit plus profond remonte au programme nucléaire iranien. L'Agence internationale de l'énergie atomique a signalé que l'Iran enrichissait de l'uranium à des niveaux proches de ceux requis pour la fabrication d'armes, avec un stock suffisant pour fabriquer plusieurs bombes. La campagne de « pression maximale » de Trump exige un enrichissement nul, le démantèlement complet des sites de Natanz, Fordow et Ispahan, ainsi que la fin des opérations par procuration. L'Iran insiste sur son droit à l'enrichissement à des fins civiles et souhaite un allègement des sanctions ainsi que des garanties de sécurité.
Les affrontements militaires directs se sont intensifiés en juin 2025, lorsque Israël a frappé des sites nucléaires et militaires iraniens lors de ce qui a été appelé la « guerre des douze jours ». Les forces américaines se sont jointes à ces frappes, visant Fordow, Natanz et Ispahan. Un cessez-le-feu temporaire a suivi, mais les négociations ont de nouveau échoué.
Le 28 février 2026, les États-Unis et Israël ont lancé de nouvelles frappes. Le Guide suprême Ali Khamenei a été tué au cours de cette campagne. L’Iran a riposté et a pris des mesures pour restreindre l’accès au détroit d’Ormuz, par lequel transitent environ 20 % du pétrole et du gaz naturel liquéfié mondiaux.
Le détroit est devenu le principal point de tension dans les négociations. L’Iran a utilisé l’accès à cette voie navigable comme moyen de pression contre l’action militaire américaine. Les États-Unis considèrent ces restrictions comme une coercition économique. Des positions inconciliables sur les droits d’enrichissement, les sanctions et le détroit lui-même ont donné lieu à des cycles répétés de politique de la corde raide.

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Les menaces publiques de Trump s’inscrivent dans une logique qu’il a établie en mars et avril 2026, combinant une pression publique extrême et des ouvertures diplomatiques. Les marchés pétroliers suivent de près l’évolution de la situation à l’approche de la date butoir du 22 avril, alors que l’issue des pourparlers d’Islamabad reste incertaine. Le cessez-le-feu pourrait encore tenir ou s’effondrer complètement, une reprise des opérations militaires étant envisageable si les négociations échouent avant la date butoir.














