Si 60 voix sont exprimées le 15 septembre, cela rapprochera le CLARITY Act d’un examen en séance plénière au Sénat. Le vote de clôture, prévu à 14 h 15 (heure de la côte Est), constituera le premier test en séance plénière pour le projet de loi H.R. 3633 depuis son adoption par la Chambre des représentants en juillet 2025.
Le vote sur la loi CLARITY est prévu pour le 15 septembre : voici la suite des événements

Points clés
- Le vote du 15 septembre constitue le premier test en séance plénière pour la loi CLARITY.
- Les partisans du projet ont besoin de 60 voix pour obtenir la clôture du débat sur la motion visant à permettre la poursuite de l'examen du texte.
- Un débat, des amendements et un deuxième vote de clôture pourraient suivre avant l'adoption définitive.
Sur quoi le Sénat va-t-il exactement voter le 15 septembre ?
Le Sénat entamera la procédure de vote sur la loi CLARITY le 15 septembre par un vote de clôture sur la motion visant à engager l’examen du projet de loi H.R. 3633, intitulé « Digital Asset Market Clarity Act », à 14 h 15 (heure de la côte Est), à l’issue de la pause estivale des législateurs. Le chef de la majorité au Sénat, John Thune (R-Dakota du Sud), a déposé la motion de clôture le 8 août, fixant ainsi le premier vote en séance plénière sur un texte de loi visant à redéfinir la supervision fédérale des marchés américains des actifs numériques.
La loi CLARITY est une législation relative à la structure du marché qui répartit la compétence fédérale en matière d’actifs numériques entre la Securities and Exchange Commission (SEC) et la Commodity Futures Trading Commission (CFTC), confiant à cette dernière la majeure partie de la surveillance du marché au comptant. La clôture est la procédure sénatoriale qui met fin aux débats sur une question en suspens. Ce vote de procédure demande aux sénateurs s’il convient de limiter le débat sur la motion visant à autoriser l’examen du projet de loi, ouvrant ainsi la voie à l’examen de ce dernier par la chambre. Le groupe de défense Stand With Crypto a résumé la question à laquelle les sénateurs sont confrontés dans un message publié le 10 août sur X :
« Au moins 60 sénateurs acceptent-ils de passer à l’examen du projet de loi CLARITY ? »
Le calendrier reste flexible. Une motion de clôture peut être retirée ou invalidée, et les dirigeants du Sénat peuvent parvenir à un accord à l’unanimité modifiant le calendrier ou l’ordre des votes.
Pourquoi ces 60 voix sont-elles si importantes ?
Les républicains détiennent 53 sièges au Sénat ; ainsi, si l’ensemble des 53 républicains soutient la clôture, sept voix supplémentaires seraient nécessaires pour atteindre le seuil des 60 voix. Toute absence ou défection d’un républicain augmente le nombre de voix démocrates et indépendantes que les partisans doivent obtenir.
La bataille politique visant à obtenir un soutien démocrate suffisant s’est intensifiée en juillet, lorsque sept sénateurs démocrates ont fait valoir que les dispositions relatives à l’éthique, à la protection des consommateurs, au financement illicite, aux conflits d’intérêts et à l’intégrité des marchés devaient être renforcées.
Les négociations se sont poursuivies après que la sénatrice américaine Cynthia Lummis (R-WY) a publié, le 22 juillet, une version actualisée du texte du CLARITY Act, combinant les travaux des commissions sénatoriales des affaires bancaires et de l’agriculture.
La Chambre des représentants avait déjà adopté le projet de loi H.R. 3633 par 294 voix contre 134 le 17 juillet 2025, transmettant ainsi le texte au Sénat pour suite à donner. Avant la publication du texte révisé du Sénat, la commission bancaire du Sénat avait adopté sa propre version du projet de loi H.R. 3633 par un vote bipartite de 15 voix contre 9, le 14 mai.
L’opposition est restée centrée sur les dispositions de fond plutôt que sur le calendrier procédural seul. Le personnel de la minorité de la commission bancaire du Sénat a publié le 5 août une analyse identifiant cinq domaines qu’il qualifie de failles majeures, notamment les protections en matière de valeurs mobilières qui, selon lui, pourraient exposer les avoirs des fonds de pension, ainsi que des préoccupations concernant le financement illicite, la stabilité financière et la protection des consommateurs.
Le personnel a également fait valoir que les dispositions éthiques n’empêcheraient pas le président Donald Trump de percevoir ses prochains 1,4 milliard de dollars de revenus issus des cryptomonnaies. Les partisans du projet soutiennent que ce cadre renforce la surveillance fédérale et la protection des investisseurs.
Que pourrait encore changer avant le vote ?
Trois questions en suspens font toujours l’objet de négociations suite à la publication du texte fusionné : les exigences en matière d’éthique, les dispositions relatives au financement illicite et l’harmonisation avec le libellé de la commission sénatoriale de l’agriculture. Le projet de 616 pages publié le 22 juillet associe un titre consacré à l’éthique à des dispositions relatives à l’application de la loi et aux sanctions que les démocrates ont cherché à élargir.
Les dispositions éthiques interdiraient au président, au vice-président, aux membres du Congrès, aux juges fédéraux et à leurs conjoints d’émettre ou de parrainer des actifs numériques à titre onéreux pendant la durée de leur mandat. Cette restriction expirera le 20 janvier 2029 à midi, à moins que le Congrès ne la renouvelle, et son application relèverait du ministère de la Justice.
Le financement illicite et la conciliation du texte de la commission sénatoriale de l’agriculture restent deux autres points d’achoppement à l’approche du vote de septembre. Les négociateurs doivent encore déterminer comment la loi sur les intermédiaires de matières premières numériques (Digital Commodity Intermediaries Act, S. 3755) s’intégrera dans l’ensemble de mesures, ni dans quelle mesure le projet de loi devrait s’étendre aux plateformes de finance décentralisée et aux services de mixage.
Que se passera-t-il si la loi CLARITY obtient la clôture du débat ?
Le recours à la clôture limite à 30 heures l’examen de la motion de procédure, après quoi le Sénat vote sur la motion elle-même ; toutefois, le Sénat peut raccourcir ce délai par consentement unanime ou procéder au vote plus tôt si les sénateurs ne souhaitent plus prolonger le débat. Ce n’est qu’une fois la motion de procédure approuvée que la chambre commencerait officiellement à examiner la loi CLARITY elle-même.
Les traders de Polymarket estiment que les chances d’adoption cette année sont limitées. La cote sur la question de savoir si le projet de loi H.R. 3633 sera promulgué s’établissait à 21 % au 9 août, contre 82 % en février, avec plus de 5,5 millions de dollars misés sur l’issue du vote.
Deux étapes supplémentaires suivraient l’adoption de la motion de mise en délibération. Pour clore le débat sur le projet de loi lui-même, une motion de clôture distincte, requérant 60 voix, serait nécessaire ; par ailleurs, toute modification apportée par le Sénat au projet de loi H.R. 3633 renverrait le texte amendé à la Chambre des représentants avant qu’il ne puisse parvenir au bureau du président.
Cet article a été traduit de l'anglais à l'aide de l'IA. La version originale en anglais fait foi ; les traductions automatiques peuvent contenir des inexactitudes, en particulier dans la terminologie juridique et réglementaire.












