Dimanche, le rial iranien a chuté à un nouveau plus bas historique, à environ 1,95 million pour un dollar américain, alors que la recrudescence des pressions américaines et l'effondrement du cessez-le-feu plongent encore davantage dans la crise une économie déjà confrontée à une inflation prévue de 68,9 %.
Le rial iranien atteint un plus bas historique de 1,95 million par dollar alors que la pression américaine s'intensifie

Points clés
- Le rial iranien a chuté à environ 1,95 million par dollar le 20 juillet, quelques jours après avoir battu le précédent record de 1,9 million établi le 4 mai.
- Le FMI prévoit que l'économie iranienne se contractera de 6,1 % en 2026, avec une inflation moyenne qui devrait atteindre 68,9 %.
- Le bitcoin s’échangeait à près de 64 239 dollars le 20 juillet, alors que les marchés observent si l’échec de la trêve entre les États-Unis et l’Iran va raviver la volatilité.
Une monnaie en chute libre
Le dollar s’échangeait à près de 1,95 million de rials sur le marché libre iranien le 20 juillet, marquant ainsi l’aboutissement d’une période particulièrement difficile pour la devise. Le billet vert avait déjà atteint 1,918 million de rials le 17 juillet, dépassant ainsi le précédent record de 1,9 million de rials établi le 4 mai.

La chaîne de télévision londonienne Iran International a attribué cette chute aux « dégâts subis par les infrastructures énergétiques et de transport, à la baisse de la production et des exportations, ainsi qu’aux perturbations autour du détroit d’Ormuz », une situation aggravée par les sanctions, les dégâts de guerre et des années de mauvaise gestion économique.
Le Fonds monétaire international (FMI) prévoit désormais une contraction de l’économie iranienne de 6,1 % en 2026, renversant ainsi ses prévisions antérieures qui tablaient sur une croissance modérée, tandis que l’inflation moyenne devrait atteindre 68,9 %. Au taux de change actuel, le salaire minimum mensuel officiel iranien de 166 255 500 rials équivaut à environ 87 dollars.
Un cessez-le-feu au bord du gouffre
Cette dernière vague de baisse a coïncidé avec l’effondrement de la trêve qui avait brièvement stabilisé la région en juin. Selon certaines informations, la reprise des pressions américaines et l’effondrement du cessez-le-feu seraient les facteurs immédiats à l’origine de la chute du rial. Chaque nouvelle escalade s’est répercutée dans la rue, où l’affaiblissement de la monnaie fait grimper le coût des biens importés, des matières premières et des médicaments, faisant craindre une hausse des prix alimentaires dans tout le pays.
Pour les Iraniens ordinaires, la situation financière se détériore de semaine en semaine. Une monnaie qui s’échangeait à près de 1,47 million pour un dollar au début de l’année 2026 a désormais perdu environ un quart de sa valeur résiduelle en l’espace de sept mois, érodant les salaires et l’épargne en temps réel.
Les marchés des cryptomonnaies sont à l’affût
Les marchés des actifs numériques ont réagi à plusieurs reprises aux mêmes actualités et Bitcoin.com News a récemment rapporté que le bitcoin avait dépassé les 66 000 dollars lorsque l’accord-cadre entre les États-Unis-Iran a été annoncé pour la première fois, déclenchant une vague d’appétit pour le risque sur l’ensemble des marchés, puis a franchi la barre des 67 000 dollars lorsque les progrès de l’accord ont entraîné la liquidation de 198 millions de dollars de positions courtes sur les cryptomonnaies. L’effondrement de la trêve a depuis sapé cet optimisme.
Au moment de la rédaction de cet article, le bitcoin s’échangeait à près de 64 250 dollars, en baisse d’environ 0,5 % sur 24 heures. Les traders estiment qu’une nouvelle escalade pourrait raviver la volatilité qui avait accompagné les précédentes phases du conflit.
La crise monétaire a également ravivé les interrogations concernant les stratagèmes financiers de l’Iran. Robert Kiyosaki, célèbre auteur de « Rich Dad Poor Dad », a récemment établi un lien entre les paiements pétroliers de l’Iran en yuan et ses avertissements de longue date concernant la faiblesse du dollar américain, affirmant que cette évolution pourrait intensifier la pression sur le billet vert à terme.
Quelle suite ?
L’accord-cadre conclu en juin prévoyait le retour des inspecteurs de l’Agence internationale de l’énergie atomique et reportait les détails du programme nucléaire iranien à des négociations ultérieures. La capacité de ces négociations à survivre à l’escalade actuelle pourrait déterminer si le rial trouvera un plancher.
Avec les prévisions du FMI annonçant une contraction plus marquée, une inflation approchant les 70 % et un cessez-le-feu qui s'effrite, la crise monétaire iranienne est devenue l’un des exemples les plus frappants de cette année, illustrant à quel point le risque géopolitique peut rapidement se traduire par un effondrement monétaire.
Cet article a été traduit de l'anglais à l'aide de l'IA. La version originale en anglais fait foi ; les traductions automatiques peuvent contenir des inexactitudes, en particulier dans la terminologie juridique et réglementaire.
















