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Le Brésil peut désormais geler les fonds des opérateurs de paris illégaux, et non plus se contenter de bloquer leurs sites

Un décret signé par le président Lula le 19 juin autorise l'autorité brésilienne de régulation des jeux d'argent à ordonner aux banques de geler, dans un délai de 24 heures, les comptes des opérateurs de paris non agréés – et, après une procédure régulière, de saisir ces fonds au profit d'un fonds de lutte contre la criminalité –, ce qui marque un changement de stratégie : plutôt que de bloquer les sites web, il s'agit désormais d'étouffer les sources de financement qui les sous-tendent.

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Le Brésil peut désormais geler les fonds des opérateurs de paris illégaux, et non plus se contenter de bloquer leurs sites

Key Takeaways

  • Le décret brésilien n° 13 033, signé le 19 juin, autorise les autorités de régulation à geler les comptes bancaires des opérateurs de paris non agréés.
  • Les banques doivent bloquer les comptes signalés dans les 24 heures et confirmer cette mesure dans les 48 heures, sous la supervision de la Banque centrale.
  • Les fonds confisqués sont versés au Fonds national de sécurité publique ; 350 opérateurs et 37 banques ont déjà été signalés.

Du blocage des sites web au gel des comptes

Le président Luiz Inácio Lula da Silva a signé le 19 juin le décret n° 13 033, publié dans une édition spéciale du Journal officiel, créant ainsi une voie officielle permettant au Brésil de geler les fonds bancaires des opérateurs de paris à cotes fixes opérant sans licence – et, à l’issue d’une procédure judiciaire, de saisir ces fonds au profit de l’État. Cette mesure va au-delà du simple blocage de sites Internet sur lequel le Brésil s’appuyait jusqu’à présent, en ciblant plutôt les canaux de paiement qui permettent aux opérateurs sans licence de fonctionner.

En vertu de ce décret, le Secrétariat des prix et des paris (SPA) – l’organisme du ministère des Finances chargé de réglementer le secteur – peut émettre un rapport d’irrégularité et un avis de blocage dès qu’il identifie un opérateur non autorisé. Les banques et les établissements de paiement doivent alors geler les fonds sur les comptes concernés dans les 24 heures, suspendre toute nouvelle transaction et confirmer leur mise en conformité dans les 48 heures. La Banque centrale est simultanément informée afin d’assurer la supervision, et une résolution du Conseil monétaire national (CMN) définira les procédures opérationnelles.

Ce gel est une mesure de précaution et non une sanction définitive. Le Secrétariat national à la sécurité publique (Senasp), rattaché au ministère de la Justice, ouvre et mène une procédure administrative au cours de laquelle l’opérateur peut présenter sa défense ; ce n’est qu’après une décision définitive que le parquet général peut saisir la justice pour demander la confiscation des fonds. Les fonds confirmés sont versés au Fonds national de sécurité publique afin de financer la lutte contre le crime organisé, et le décret précise que la confiscation ne peut pas prévaloir sur les montants dus aux parieurs. Le mécanisme de confiscation des avoirs a été rendu possible par la loi anti-factions récemment adoptée au Brésil ; le décret lui-même réglemente l’article 21-A de la loi de 2023 sur les paris, une disposition ajoutée cette année par la loi n° 15 358.

Le gouvernement a présenté ce décret comme la prochaine étape d’une répression qui ne cesse de s’intensifier. Le ministre des Finances, Dario Durigan, a évoqué l’opération « Conto da Sorte », menée le 18 juin, qui a permis de bloquer 50 000 sites illégaux et de mettre hors d’état de nuire quelque 350 opérateurs – des opérateurs qui, selon lui, faisaient transiter des fonds par 37 institutions financières, principalement des fintechs et des sociétés de paiement soumises à une surveillance allégée. La coopération entre la SPA et l’autorité de régulation des télécommunications Anatel en matière de blocage de sites web, en place depuis fin 2024, a déjà permis de supprimer plus de 50 000 domaines illégaux.

Une mesure d’accompagnement publiée la veille, l’arrêté n° 1 766/2026, rend les banques, les fintechs et les sociétés de paiement solidairement responsables des impôts dus par les opérateurs illégaux dont elles traitent les fonds : si une institution continue à traiter les transactions pour un opérateur sans licence, l’administration fiscale fédérale et la SPA peuvent la poursuivre directement. Selon M. Durigan, ces mesures visent ensemble à empêcher le système financier de servir de refuge aux paris illégaux. Ce décret prolonge une campagne menée depuis plusieurs mois qui a déjà balayé le segment du marché lié aux cryptomonnaies. En avril, le Conseil monétaire national du Brésil a interdit les contrats non financiers liés aux marchés de prédiction et le ministère des Finances a pris des mesures pour bloquer des plateformes telles que Polymarket et Kalshi, après que le lobby local des paris eut fait pression sur les régulateurs pour qu’ils les traitent comme des paris non agréés. Lula, qui a par ailleurs soutenu le retour à une interdiction totale des paris en ligne – ce qui nécessiterait l’approbation du Congrès –, a déclaré qu’il lutterait contre les opérateurs illégaux « par tous les moyens possibles ».

Chaque gel doit encore passer par une procédure administrative et une étape judiciaire avant que quoi que ce soit ne soit saisi, et le CMN n’a pas encore publié les règles opérationnelles que les banques devront suivre. Le défi consiste désormais à voir à quelle vitesse les premiers avis seront envoyés – et si le fait d’étouffer les canaux de distribution permettra d’obtenir ce que des années de blocage de domaines n’ont pas réussi à faire.

Cet article a été traduit de l'anglais à l'aide de l'IA. La version originale en anglais fait foi ; les traductions automatiques peuvent contenir des inexactitudes, en particulier dans la terminologie juridique et réglementaire.

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