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La Caroline du Nord se range du côté de la préemption fédérale et impose les marchés de prédiction à un taux de 6 %, tandis que les sites de paris sportifs sont taxés à 23 %

La Caroline du Nord s'est démarquée de la vague d'États qui s'attaquent aux marchés de prédiction devant les tribunaux : elle a profité de son nouveau budget pour imposer une taxe de 6 % à des plateformes telles que Kalshi et Polymarket, tout en refusant explicitement de les réglementer – une position qui revient en fait à reconnaître l'autorité fédérale sur ce secteur, alors même que d'autres États intentent des actions en justice pour faire valoir la leur. En revanche, les sites de paris sportifs de l’État devront désormais s’acquitter d’une taxe de 23 %.

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La Caroline du Nord se range du côté de la préemption fédérale et impose les marchés de prédiction à un taux de 6 %, tandis que les sites de paris sportifs sont taxés à 23 %

Points clés

  • Le budget adopté par la Caroline du Nord impose les marchés de prédiction à hauteur de 6 % des recettes nettes issues des frais de transaction, à compter du 1er janvier 2027.
  • L’État renonce à exiger des plateformes de prédiction qu’elles détiennent une licence d’État, reconnaissant à la place l’autorité de la CFTC.
  • Les opérateurs de paris sportifs sont soumis à une taxe distincte et plus élevée de 23 % sur le chiffre d’affaires brut des paris, contre 18 % auparavant, avec effet immédiat.

Une exception permettant d'éviter un conflit

Le gouverneur Josh Stein a signé le 7 juillet le budget de l’exercice fiscal de la Caroline du Nord, d’un montant de 34 milliards de dollars, promulguant ainsi le projet de loi sénatorial 257 – désormais loi de session 2026-41 – après plus d’un an de négociations. Les deux principales dispositions du budget relatives aux jeux d’argent vont dans des directions opposées : la première augmente la taxe sur les paris sportifs en ligne agréés de 18 % à 23 % des recettes brutes des paris, avec effet immédiat. La seconde, qui entrera en vigueur le 1er janvier 2027, impose une taxe de 6 % sur les recettes nettes provenant des frais de transaction des opérateurs de marchés de prédiction – et, point crucial, le fait sans soumettre ces opérateurs à la réglementation étatique en matière de jeux d’argent.

Selon l’analyste spécialisé dans les jeux d’argent Dustin Gouker, dans sa lettre d’information « Next Event Horizon », cette mesure semble marquer la première fois qu’un État cherche à reconnaître explicitement la légalité des marchés de prédiction enregistrés auprès de la CFTC (Commission fédérale des opérations sur les matières premières) en vertu de la législation fédérale, tout en refusant d’imposer ses propres exigences en matière d’agrément, d’enregistrement ou d’autres obligations réglementaires. M. Gouker a qualifié cette mesure de « législation affirmant un taux d’imposition relativement faible » que les marchés de prédiction souhaiteraient probablement voir reprise par d’autres États. Par ailleurs, le Kentucky a adopté en avril une taxe d’accise de 14,25 % et l’a assortie de mesures coercitives, ce qui a donné lieu à une action en justice de la part de la CFTC. L’Illinois a adopté en juin une taxe qui intègre les marchés de prédiction dans son dispositif réglementaire étatique sur les paris sportifs – et Kalshi a immédiatement intenté une action en justice pour la faire annuler. Alors que ces États ont fait valoir leur compétence et ont relevé les défis juridiques, la Caroline du Nord a choisi de percevoir les recettes tout en laissant à Washington le soin de trancher la question réglementaire.

L’aspect juridique fait l’objet d’une vive controverse à travers les États-Unis, et les tribunaux fédéraux sont divisés. Kalshi a obtenu des injonctions préliminaires dans le New Jersey – confirmées par la Cour d’appel du troisième circuit en avril – et dans le Tennessee, mais a essuyé des défaites dans le Maryland, le Nevada, l’Arizona, l’Ohio et, cette semaine, dans le district sud de New York, où la juge Analisa Torres a rejeté sa demande visant à bloquer l’application de la loi par l’État, estimant que la plateforme n’avait pas démontré qu’elle avait des chances d’obtenir gain de cause sur son argument de préemption fédérale. La CFTC a, de son côté, intenté des poursuites contre au moins neuf États – dont le Kentucky, le Rhode Island et le Minnesota, où un juge fédéral a entendu les plaidoiries ce mois-ci – afin de défendre sa compétence en matière de contrats liés à des événements. De nombreux observateurs s’attendent à ce que la question soit portée devant la Cour suprême.

Comme les marchés de prédiction et les sites de paris sportifs proposent aux consommateurs des produits fonctionnellement similaires, les opposants font valoir que cet écart fiscal de 17 points de pourcentage équivaut à un traitement de faveur qui désavantage les opérateurs agréés et réglementés par les États, ainsi que les règles de jeu responsable et de protection des consommateurs auxquelles ils doivent se conformer. Les partisans rétorquent que cette structure permet à la Caroline du Nord de percevoir des recettes provenant d’un secteur en pleine croissance sans faire double emploi avec le rôle d’un régulateur fédéral ni s’engager dans un conflit juridique non tranché.

Cet article a été traduit de l'anglais à l'aide de l'IA. La version originale en anglais fait foi ; les traductions automatiques peuvent contenir des inexactitudes, en particulier dans la terminologie juridique et réglementaire.