Un groupe bipartite de législateurs américains souhaite que les sites de paris sportifs en ligne et les marchés de prédiction recourent à la reconnaissance faciale pour estimer l’âge des utilisateurs avant de leur permettre de parier ou d’effectuer des transactions. La proposition garantit qu’aucune identité ni donnée biométrique ne sera conservée, mais son texte intégral n’ayant pas encore été publié, les exigences en matière d’application, de précision et d’attrait restent floues.
Des législateurs américains proposent la vérification de l'âge par reconnaissance faciale sur l'ensemble des marchés des paris en ligne

Points clés
- Le projet de loi imposerait une vérification de l’âge par reconnaissance faciale lors de la connexion ou avant de parier ou d’effectuer des transactions.
- Neuf députés de la Chambre des représentants soutiennent ces règles applicables aux sites de paris sportifs et aux marchés de prédiction.
- Le NIST a constaté que la précision de l’estimation de l’âge varie selon les algorithmes et les caractéristiques démographiques.
La proposition prévoit l’utilisation de la reconnaissance faciale pour l’estimation de l’âge
Le député Josh Gottheimer (NJ-5) a présenté mercredi cette proposition bipartisane, soutenue par huit co-auteurs initiaux, visant à instaurer des contrôles fédéraux de l’âge par reconnaissance faciale sur les sites de paris sportifs en ligne et les marchés de prédiction. La loi intitulée « Facial Recognition to Protect Children Act » (loi sur la reconnaissance faciale pour la protection des enfants) imposerait aux plateformes de vérifier l’âge d’un utilisateur soit lors de sa connexion, soit avant qu’un pari ou une transaction ne soit effectué.
Les co-auteurs initiaux du projet de loi sont les députés Jeff Van Drew, Nick LaLota, Kristen McDonald Rivet, Jimmy Panetta, Darren Soto, Tom Suozzi, Ritchie Torres et Bruce Westerman. Le bureau de M. Gottheimer a précisé que cette technologie analyserait la structure et les traits du visage pour estimer l’âge d’un utilisateur sans stocker son identité ni ses données biométriques personnelles. M. Gottheimer a présenté cette mesure comme une réponse au fait que des mineurs utilisent des comptes appartenant à leurs parents, frères et sœurs ou amis. « Nous n’accepterions pas cela dans un casino de Las Vegas », a déclaré le démocrate du New Jersey, faisant valoir que l’accès en ligne ne devrait pas reposer sur un système fondé sur la confiance. La proposition est soutenue par l’association de défense de la sécurité des enfants ParentsRISE et a reçu l’appui du secteur des marchés prédictifs.
Malgré le nom du projet de loi, le processus décrit relève davantage de l’estimation de l’âge par analyse faciale que de la reconnaissance faciale classique. La technologie de reconnaissance tente d’identifier une personne en comparant son visage à des identités connues, tandis qu’un logiciel d’estimation de l’âge analyse un visage pour prédire l’âge apparent de la personne. L’Institut national des normes et des technologies (NIST) classe l’estimation de l’âge dans la catégorie de l’analyse faciale plutôt que dans celle de la reconnaissance d’identité.
Le NIST a évalué six algorithmes d’estimation de l’âge et n’a constaté qu’aucun système ne surpassait clairement les autres. Leur erreur moyenne sur une base de données partagée de photos de visa était de 3,1 ans, tandis que les performances variaient en fonction de la qualité de l’image, de l’âge, du sexe, de la région de naissance et des interactions entre ces facteurs. Les taux d’erreur étaient presque toujours plus élevés pour les visages féminins que pour les visages masculins.
La plupart des utilisateurs se situent à proximité du seuil d’âge légal fixé par la plateforme. Le résumé du projet de loi n’explique pas ce qui se passe lorsque le logiciel donne un résultat incertain, si un utilisateur peut fournir une pièce d’identité à la place, comment une décision erronée peut être contestée ni quelle norme de précision technique les opérateurs doivent respecter. Le texte législatif complet et le numéro attribué au projet de loi n’ont pas été rendus publics lors de l’annonce. Le résumé de M. Gottheimer ne précise donc pas encore quelle agence fédérale serait chargée de faire appliquer la mesure, quelles sanctions s’appliqueraient, quand la mesure entrerait en vigueur ni comment les garanties biométriques proposées interagiraient avec les lois des États en matière de protection de la vie privée. Au moment de la rédaction de cet article, ces éléments restent en suspens.
Les législateurs ont cité une étude réalisée en janvier par Common Sense Media, qui a interrogé 1 017 garçons américains âgés de 11 à 17 ans. Celle-ci a révélé que 36 % d’entre eux avaient participé à au moins une activité de jeu ou assimilée au cours de l’année précédente, ce chiffre s’élevant à 41 % chez les 14-17 ans. Toutefois, l’étude utilisait une définition large incluant les « loot boxes », les « skin cases », les concours de fantasy, les paris informels et d’autres activités liées au jeu ; 12 % de l’ensemble des personnes interrogées ont déclaré avoir participé à des paris liés au sport.
Parmi les 353 garçons ayant déclaré avoir participé à des jeux d’argent, 27 % ont indiqué avoir subi des effets négatifs tels que du stress ou des conflits, tandis que 40 % ont exprimé un certain regret. L’étude n’a pas établi que 36 % des garçons avaient accédé à des sites de paris sportifs agréés ou à des plateformes de pronostics, ce qui rend les conclusions plus ciblées sur les paris sportifs plus pertinentes pour la législation que le chiffre phare de l’étude.
Les régulateurs considèrent de plus en plus les contrôles d’âge et d’identité comme un enjeu central, tant pour les bookmakers que pour les marchés de pronostics. Neuf autorités européennes de régulation des jeux d’argent ont récemment cité la faiblesse des contrôles d’âge parmi leurs préoccupations concernant les plateformes de pronostics. Le projet de loi porterait ce débat devant le Congrès en soumettant ces deux types d’activités de paris en ligne à la même règle proposée en matière de protection des mineurs.
Cet article a été traduit de l'anglais à l'aide de l'IA. La version originale en anglais fait foi ; les traductions automatiques peuvent contenir des inexactitudes, en particulier dans la terminologie juridique et réglementaire.

















