Propulsé par

« Nous allons intensifier le programme de rachat » : le ministre des Finances vise les rendements obligataires

Le secrétaire au Trésor, Scott Bessent, a déclaré jeudi à CNBC que les rachats de dette américaine pourraient dépasser les 4 milliards de dollars par opération, alors que Washington s'efforce de stabiliser un marché des bons du Trésor à long terme ébranlé et que le bitcoin s'échange au-dessus de 72 000 dollars.

ÉCRIT PAR
PARTAGER
« Nous allons intensifier le programme de rachat » : le ministre des Finances vise les rendements obligataires

Points clés

  • M. Bessent a déclaré que les rachats de bons du Trésor pourraient dépasser les 4 milliards de dollars par opération.
  • Le cours du bitcoin s'établit au-dessus de 72 000 dollars l'unité ce 20 août, alors que les rendements des bons du Trésor à long terme reculent.
  • Les rachats accrus de bons du Trésor débuteront le 9 septembre, les marchés surveillant désormais l'évolution des rendements.

Bessent accentue la pression sur les rendements à long terme

Ces commentaires font suite à la décision prise mercredi par le ministère des Finances de au moins doubler le montant maximal des rachats destinés à soutenir la liquidité des titres d’État à long terme. Le nouveau seuil minimum passe de 2 milliards à 4 milliards de dollars par opération à compter du 9 septembre et restera en vigueur jusqu’au 4 novembre.

« Nous allons augmenter le volume des rachats », a déclaré M. Bessent à CNBC lors de son interview. « Je tiens à préciser que ce montant pourrait dépasser les 4 milliards par émission. »

M. Bessent a souligné que le Trésor disposait d’une « large panoplie d’outils » et a présenté cette mesure en partie comme un avertissement aux marchés, indiquant que les rendements actuels ne reflètent pas les fondamentaux économiques sous-jacents. Cette mesure vise les titres du Trésor dont les échéances vont de 10 à 30 ans.

Le Trésor commence à racheter des obligations plus anciennes

Les rachats de titres du Trésor ne constituent pas une annulation de dette. Washington achète des titres plus anciens et moins négociés, appelés « off-the-run Treasurys », tout en vendant simultanément de nouveaux titres pour financer les déficits et refinancer les obligations arrivant à échéance. Ce mécanisme permet d’injecter des liquidités et de soutenir les prix dans certains segments du marché obligataire où les échanges sont devenus tendus.

X screenshot
Source de l’image : X

Le calcul est important, car les prix des obligations et les rendements évoluent en sens inverse. Lorsque les achats du Trésor font grimper les prix des obligations, les rendements peuvent baisser. Ces rendements se répercutent sur les coûts d’emprunt dans l’ensemble de l’économie, notamment les taux hypothécaires, le financement des entreprises et d’autres prêts à long terme. Le moment est on ne peut plus opportun. Le rendement des bons du Trésor à 30 ans a grimpé à environ 5,33 % à 5,34 % en début de semaine, son plus haut niveau depuis 2007, tandis que la dette publique totale des États-Unis a franchi la barre des 40 000 milliards de dollars. Les investisseurs sont de plus en plus confrontés à un endettement public incessant, à des déficits persistants et à des charges d’intérêts fédérales croissantes.

Les rendements obligataires fléchissent alors que le bitcoin s'emballe

Les marchés n'ont pas tardé à réagir. Le rendement des obligations à 30 ans a chuté d’environ 8 à 10 points de base à la suite de l’annonce de mercredi, tandis que celui des obligations à 10 ans a également baissé. Un point de base équivaut à un centième de point de pourcentage. Une partie de ce mouvement a ensuite été inversée, les traders ayant relativisé l’ampleur relativement modeste de ce programme par rapport à l’énorme marché des bons du Trésor. Le bitcoin a quant à lui pris le contre-pied de cette tendance. Après s’être négocié autour de 64 000 dollars avant l’annonce, la cryptomonnaie a filé vers les 69 000 à 70 000 dollars mercredi, avant de poursuivre sa progression jeudi. Vers 11 h 40 (heure de la côte Est) le 20 août, le bitcoin s’échangeait au-dessus de 72 000 dollars.

La baisse des rendements des bons du Trésor rend les actifs ne générant pas de revenus d’intérêts, notamment le bitcoin et l’or, relativement plus attractifs. La faiblesse du dollar et le regain d’appétit pour le risque ont alimenté ce mouvement, tandis que les liquidations massives de positions courtes sur les cryptomonnaies ont accéléré la tendance, les traders baissiers étant contraints de liquider leurs positions.

Des rachats plus importants ne suffiront pas à faire disparaître les 40 000 milliards de dollars

Pourtant, les chiffres révèlent les limites du programme. Le marché des bons du Trésor représente environ 32 000 milliards de dollars de titres en circulation, ce qui signifie que même des achats supérieurs à 4 milliards de dollars ne représentent qu’une goutte d’eau par rapport à l’ensemble du marché. Les rachats ne peuvent pas non plus réduire la dette nationale, car le Trésor continue d’émettre des titres pour financer les dépenses fédérales.

Les investisseurs se demandent donc si l’intervention de M. Bessent peut apporter autre chose qu’une accalmie temporaire des rendements à long terme. Le Trésor a indiqué que davantage de détails sur l’ampleur des futurs rachats seraient communiqués lors de sa prochaine annonce trimestrielle sur le refinancement.

Les premières opérations élargies sont attendues en septembre et porteront notamment sur des achats de titres à 10-20 ans et à 20-30 ans. Les marchés observeront avec attention dans quelle mesure le Trésor mettra à profit cette nouvelle flexibilité, si les rendements à long terme recommenceront à grimper et si le bitcoin pourra conserver les gains suscités par l’intervention de Washington sur le marché obligataire.

Cet article a été traduit de l'anglais à l'aide de l'IA. La version originale en anglais fait foi ; les traductions automatiques peuvent contenir des inexactitudes, en particulier dans la terminologie juridique et réglementaire.