Des diplomates iraniens sont arrivés lundi à Doha, au Qatar, pour des pourparlers de haut niveau avec leurs homologues américains visant à établir un cadre de paix, ce qui a entraîné une baisse des prix du pétrole et une hausse des actifs à risque, dont le bitcoin.
Les diplomates iraniens font pression pour la reprise des pourparlers de paix à Doha, tandis que le Bitcoin se maintient à 77 700 dollars et que le prix du pétrole chute de 6 %

Points clés
- Les négociateurs iraniens, dont le ministre des Affaires étrangères Abbas Araghchi, sont arrivés à Doha le 25 mai 2026 pour des pourparlers de paix avec les États-Unis.
- Le Brent a chuté d'environ 4 à 6 % pour s'établir entre 95 et 97 dollars le baril, dans l'espoir d'une réouverture du détroit d'Ormuz.
- Le bitcoin s'est maintenu à 77 699 dollars, les traders anticipant une possible désescalade, alors qu'une libération de 12 milliards de dollars d'actifs iraniens reste sur la table.
L'Iran et les États-Unis négocient un accord sur le détroit d'Ormuz tandis que le Bitcoin grimpe de 1,47 % lors des pourparlers de Doha
Le président du Parlement, Mohammad Bagher Ghalibaf, et le ministre des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, ont dirigé la délégation iranienne. Le Premier ministre du Qatar, le cheikh Mohammed bin Abdulrahman Al Thani, préside les sessions. Le Pakistan, qui a négocié un fragile cessez-le-feu début avril 2026, continue de jouer le rôle de médiateur principal.
« Les négociations avec la République islamique d’Iran avancent bien ! Ce sera soit un accord historique pour tous, soit pas d’accord du tout — retour au front et aux combats, mais plus intenses et plus violents que jamais — et personne ne veut cela », a écrit le président américain Donald Trump sur Truth Social lundi matin.
Le conflit entre les États-Unis et l’Iran a débuté avec les frappes américaines et israéliennes contre l’Iran vers le 28 février 2026. Le cessez-le-feu qui a suivi n’a pas résolu les principaux différends, et les deux délégations ont décrit la réunion de dimanche comme un processus en cours plutôt que comme un règlement définitif.
Deux questions dominent les pourparlers. La première concerne les stocks d’uranium hautement enrichi de l’Iran, dont les États-Unis ont exigé le plafonnement ou le transfert comme condition préalable. La seconde porte sur le contrôle du détroit d’Ormuz, par lequel transitent environ 20 % de l’approvisionnement mondial en pétrole.
L'Iran a fait preuve d'une certaine souplesse concernant la réouverture du détroit, éventuellement sous la coordination de l'Oman, mais a insisté pour reporter les discussions plus approfondies sur le nucléaire à une phase ultérieure. Washington est resté ferme sur la question de l'uranium hautement enrichi. Étaient également à l'ordre du jour : la libération d'environ 12 milliards de dollars d'avoirs iraniens gelés détenus dans des banques qataries, l'allègement des sanctions et une éventuelle prolongation de 60 jours du cessez-le-feu. Les marchés ont réagi aux signaux positifs en provenance de Doha. Le Brent a chuté d'environ 4 % à 6 % sur la journée, s'échangeant entre 95 et 97 dollars le baril, les traders anticipant la possibilité d'une reprise des flux maritimes dans le détroit. Les marchés des cryptomonnaies ont suivi la tendance des actions. Lundi à 13 h 15 (heure de l'Est), le bitcoin s'échangeait à 77 699 dollars, en hausse de 1,47 % sur 24 heures. L'Ethereum a gagné 1,70 % à 2 136,83 $. Solana a progressé de 0,81 % à 86,22 $. Tron a augmenté de 2,16 % à 0,3731 $, affichant un gain de 5 % sur la semaine.
Les actions américaines et asiatiques ont également grimpé grâce aux signaux d'apaisement, avec des centaines de milliards de dollars de capitalisation boursière supplémentaires sur l'ensemble des indices mondiaux. Les progrès ont été décrits par des responsables proches des négociations comme un « rétrécissement des divergences », bien que la confiance entre les deux parties reste faible. Les deux délégations ont tempéré les attentes à l'approche de la session.
Des risques subsistent. Des éléments radicaux au sein de l'Iran, notamment des factions liées au Corps des gardiens de la révolution islamique (CGRI), se sont déjà opposés à toute concession. Israël a également émis des objections à l'égard de conditions qui ne neutralisent pas entièrement la capacité nucléaire de l'Iran. Le rôle du Qatar, à la fois partenaire de défense des États-Unis et interlocuteur de l'Iran, l'a placé au centre de la diplomatie du Golfe cette année. L'Arabie saoudite et Oman ont apporté leur soutien en matière de coordination, parallèlement à la médiation continue du Pakistan. L'AIEA a signalé les niveaux d'enrichissement de qualité militaire de l'Iran dans ses derniers rapports, et le stock d'uranium hautement enrichi (UHE) reste le point le plus épineux à surmonter pour tout accord. La manière dont les deux parties traiteront cette question déterminera si le cessez-le-feu de 60 jours tiendra ou s'effondrera.















