Le groupe SBI et le groupe Startale ont lancé le JPYSC le 24 juin 2026, marquant ainsi l'arrivée du premier stablecoin indexé sur le yen au Japon, émis selon le modèle de la banque fiduciaire et bénéficiant de l'agrément complet de l'Agence des services financiers (FSA).
Le groupe japonais SBI bouleverse les codes des stablecoins avec le lancement de JPYSC, soutenu par un financement de 63 millions de dollars

Points clés
- La SBI Shinsei Trust Bank a émis le JPYSC le 24 juin 2026, premier stablecoin en yen de type III adossé à une fiducie au Japon.
- Le JPYSC n’impose aucun plafond de transaction et autorise jusqu’à 50 % de réserves en obligations d’État japonaises (JGB), des avantages que le JPYC ne peut égaler.
- SBI VC Trade se charge de la distribution dans un premier temps, l’extension à une blockchain publique étant subordonnée à la clarification des aspects réglementaires et fiscaux.
Qu’est-ce que le JPYSC et comment fonctionne-t-il ?
Le token est émis par SBI Shinsei Trust Bank et distribué via SBI VC Trade, la plateforme d’échange de cryptomonnaies du groupe. Il est indexé à parité (1:1) sur le yen japonais, les réserves étant détenues sur des comptes séparés. Les détenteurs de jetons bénéficient de droits légaux de bénéficiaire de fiducie, ce qui signifie que leurs avoirs sont isolés du bilan de l’émetteur en vertu de la loi japonaise sur les fiducies.
Les réserves peuvent inclure des dépôts et jusqu’à 50 % d’obligations d’État japonaises, ouvrant ainsi une source de rendement potentielle que les anciens modèles de stablecoins prépayés ne peuvent offrir.
Pourquoi la structure de la banque fiduciaire est-elle importante ?
Le JPYSC est classé comme un instrument de paiement électronique de type III en vertu de la loi japonaise modifiée sur les services de paiement. Cette classification n’impose aucun plafond quotidien ni de transfert, contrairement au modèle prépayé de type II utilisé par le stablecoin en yen concurrent JPYC, qui est soumis à une limite quotidienne d’un million de yens.
Le Japon est devenu le premier pays du G7 à adopter une législation complète sur les stablecoins grâce aux modifications apportées en 2022 à la loi sur les services de paiement et à la loi bancaire. Le JPYSC est le premier token à utiliser le cadre de la banque fiduciaire créé par ces lois.
Qui l’a développé et à quel rythme ?
SBI Holdings et Startale ont signé un protocole d’accord (MOU) en décembre 2025. En février 2026, Startale avait dévoilé Strium L1, une blockchain institutionnelle destinée à servir de couche de règlement principale pour le JPYSC. En mars, Startale a clôturé un tour de table de série A de 63 millions de dollars, mené par SBI à hauteur de 50 millions de dollars et auquel Sony a contribué à hauteur de 13 millions de dollars.
SBI VC Trade a commencé à distribuer le RLUSD de Ripple en mars 2026, validant ainsi l’infrastructure de distribution avant la mise en service du JPYSC.
Cas d’utilisation cibles
Le JPYSC est conçu pour une utilisation institutionnelle et d’entreprise, et non pour le grand public. Ses principales cibles sont les suivantes :
- La gestion de trésorerie d’entreprise et les règlements à haut volume
- Les paiements transfrontaliers avec une volatilité réduite des taux de change
- Émission et règlement d’actifs réels tokenisés
- Distribution de dividendes sur la chaîne
- Les infrastructures de paiement basées sur des agents IA
Yoshitaka Kitao, président de SBI, a déclaré que le projet visait à accélérer le développement de « services financiers numériques pleinement intégrés à la finance traditionnelle ». Sota Watanabe, PDG de Startale, a quant à lui mis en avant l’infrastructure des agents IA et les actifs tokenisés comme principaux cas d’utilisation à long terme.
Prochaines étapes
Dans un premier temps, l’accès sera limité aux comptes SBI VC Trade. Une circulation plus large sur la chaîne dépendra de la clarification du traitement fiscal et de la migration vers une blockchain publique, pour laquelle Startale a indiqué être techniquement prête. La destination probable est Strium L1, avec une prise en charge potentielle de plusieurs chaînes, notamment Soneium, une chaîne co-développée par Startale et Sony.
La concurrence s’intensifie. Un consortium de mégabanques japonaises, comprenant MUFG, Mizuho et SMBC, développe actuellement un stablecoin en yens via la plateforme Progmat, avec pour objectif un déploiement interbancaire en conditions réelles d’ici mars 2027.
Cet article a été traduit de l'anglais à l'aide de l'IA. La version originale en anglais fait foi ; les traductions automatiques peuvent contenir des inexactitudes, en particulier dans la terminologie juridique et réglementaire.
















