Le 29 juillet, la Réserve fédérale a maintenu son taux d'intérêt de référence dans une fourchette comprise entre 3,50 % et 3,75 %, mais cette décision a été prise malgré les objections de trois membres qui souhaitaient au contraire relever les coûts d'emprunt.
La Fed maintient ses taux inchangés, mais trois « rebelles » partisans d'une politique restrictive réclament une hausse alors que la lutte contre l'inflation s'intensifie

Points clés
- La Réserve fédérale a maintenu ses taux entre 3,50 % et 3,75 % à l'issue d'un vote à 9 contre 3 le 29 juillet 2026.
- Hammack, Kashkari et Logan ont exprimé leur désaccord, chacun préférant une hausse des taux de 25 points de base.
- Le bureau de la Fed de New York continuera à réinvestir les produits afin de maintenir les taux de réserve à 3,65 %.
Le Comité fédéral de l’open market (FOMC) a voté à 9 voix contre 3 pour maintenir la fourchette cible inchangée, invoquant une croissance économique solide ainsi qu’une inflation qui reste supérieure à l’objectif de 2 % fixé par la banque centrale. Le président de la Fed, Kevin Warsh, a présidé une réunion qui s’est soldée par un rare désaccord : les dissidents souhaitaient une hausse des taux, et non une baisse.
Trois responsables souhaitaient une hausse
La présidente de la Fed de Cleveland, Beth Hammack, le président de la Fed de Minneapolis, Neel Kashkari, et la présidente de la Fed de Dallas, Lorie Logan, ont voté contre la majorité. Chacun d’entre eux aurait préféré relever la fourchette cible d’un quart de point lors de cette réunion, selon le communiqué de la Fed.
De telles dissidences « hawkish » (favorables à un resserrement monétaire) sont rares. Ces dernières années, la plupart des désaccords au sein du FOMC provenaient de responsables plaidant en faveur de baisses, et non de hausses. Le fait que trois décideurs politiques se soient écartés de la ligne officielle pour réclamer des taux plus élevés témoigne d’une réelle inquiétude au sein de l’institution quant aux tendances de l’inflation.
L’inflation et le Moyen-Orient
Le communiqué de la Fed a mis en avant une inflation élevée, due en partie à des chocs d’offre, notamment dans le secteur de l’énergie. Il a attribué une partie de cette pression au conflit en cours au Moyen-Orient, qui, selon le Comité, a ajouté de l’incertitude à une économie par ailleurs en expansion.
La croissance de l’emploi a suivi le rythme de l’évolution de la population active. Le taux de chômage a peu évolué. La croissance de la productivité et les investissements en capital restent solides, selon la Fed. L’économie ne connaît pas de difficultés. L’inflation est le point d’achoppement.
La position de la Fed sur les taux
Le Conseil des gouverneurs a voté à l’unanimité le maintien du taux d’intérêt versé sur les soldes de réserves à 3,65 %, avec effet au 30 juillet. Le Conseil a également approuvé le maintien du taux de crédit principal à 3,75 %.
Le FOMC a donné pour instruction au bureau des opérations d’open market de la Fed de New York de poursuivre les opérations de pension au jour le jour à 3,75 % et les opérations de prise en pension à 3,5 %, avec un plafond quotidien de 160 milliards de dollars par contrepartie. Le Bureau continuera à renouveler ses avoirs en bons du Trésor lors des adjudications et à réinvestir le produit des titres d’agences dans des bons du Trésor.
Pourquoi cela est-il important pour les marchés et les consommateurs ?
Le maintien des taux à leur niveau actuel signifie que les coûts d’emprunt sur les prêts immobiliers, les cartes de crédit et les prêts aux entreprises restent inchangés pour l’instant. Mais les voix dissidentes, favorables à un resserrement, contredisent la décision annoncée. Trois présidents de banques régionales de la Fed se sont ouvertement prononcés en faveur d’une politique monétaire plus restrictive, ce qui met la pression sur la prochaine réunion.
Les marchés de l’énergie liés aux voies d’approvisionnement du Moyen-Orient restent la variable que les investisseurs surveillent de plus près. Si les coûts de l’énergie continuent de grimper, les arguments en faveur d’une hausse de taux se renforceront, et les trois dissidents ne resteront pas seuls bien longtemps. Les entreprises qui planifient leurs activités en fonction des coûts d’emprunt devraient suivre de près les prochaines données sur l’inflation. La Fed a laissé la porte ouverte. Elle ne l’a pas fermée. Les actions américaines sont restées stables après l’annonce, et le bitcoin s’est également maintenu autour de 64 000 dollars, sans variation notable. La situation pourrait changer considérablement lorsque la présidente de la Fed, Mme Warsh, s’adressera à la presse.
Cet article a été traduit de l'anglais à l'aide de l'IA. La version originale en anglais fait foi ; les traductions automatiques peuvent contenir des inexactitudes, en particulier dans la terminologie juridique et réglementaire.

















