Alors que les États-Unis se préparent à lancer une Réserve Stratégique de Bitcoin (SBR), encouragée par le décret présidentiel de Trump, la Corée du Nord s’est sournoisement hissée parmi les trois plus grands détenteurs mondiaux de bitcoin. Ce changement survient alors que des soupçons émergent selon lesquels un syndicat de piratage—suspecté d’être orchestré par le gouvernement nord-coréen—aurait canalisé des gains illicites dans le BTC, transformant les cambriolages numériques en un compte d’épargne national clandestin.
Kim Jong accumule-t-il des sats ? Le stock de bitcoins de la Corée du Nord dépasse celui du Salvador et du Bhoutan alors que le SBR des États-Unis prend forme
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L’ascension de la Corée du Nord au rang de troisième plus grand détenteur gouvernemental de Bitcoin
La Corée du Nord a tranquillement gravi les échelons pour devenir l’un des principaux détenteurs gouvernementaux de bitcoin (BTC), grâce aux manigances du Groupe Lazarus, un collectif de hackers lié à l’État. Le 21 février 2025, le groupe a réalisé un cambriolage stupéfiant chez Bybit, volant plus de 1,4 milliard de dollars en crypto—principalement en ethereum—et échangeant plus tard une partie de celui-ci en BTC. Les données d’Arkham Intelligence révèlent que le syndicat possède désormais 13 562 BTC, d’une valeur de 1,14 milliard de dollars, transformant le cybercrime en une tirelire nationale.

La réserve de crypto de Pyongyang a commencé à croître bien avant que les États-Unis ne flottent l’idée d’une Réserve Stratégique de Bitcoin (SBR). Pourtant, dans une tournure de timing, l’accumulation s’est accélérée juste quelques jours avant que le président Trump ne révèle l’idée de la SBR le dimanche 2 mars 2025. Il a officialisé cela en signant le Décret Exécutif le jeudi 6 mars 2025, ajoutant une touche d’intrigue géopolitique au drame des monnaies numériques. Arkham rapporte que les États-Unis possèdent 198 109 BTC—un important 16,71 milliards de dollars—en faisant le plus grand détenteur gouvernemental de bitcoin (BTC).
Le Royaume-Uni décroche la médaille d’argent avec 61 245 BTC (environ 5,17 milliards de dollars). Bien que le Royaume-Uni n’ait pas laissé entendre qu’il lancerait sa propre SBR, il a accumulé des prises cryptographiques grâce à des saisies criminelles, lui conférant une part conséquente dans l’actif numérique phare. Cela place la Corée du Nord juste derrière la Grande-Bretagne mais devant les réserves de bitcoin du Bhoutan et d’El Salvador. La réserve du Bhoutan, gérée par Druk Holdings, s’élève à 10 635 BTC (897,60 millions de dollars). Pendant ce temps, la réserve de bitcoin d’El Salvador totalise 6 117 BTC, évaluée maintenant à 516,11 millions de dollars.
Le timing de l’ascension cryptographique de la Corée du Nord—juste au moment où les États-Unis ont dévoilé leur SBR—suscite la curiosité. Kim Jong Un pourrait-il viser une place dans la ruée vers l’or numérique, mêlant maîtrise du cyberespace et agilité géopolitique ? Alors que Washington présente sa réserve comme stratégique, le plan de Pyongyang repose sur l’ombre, transformant les pièces volées en un mouvement silencieux de pouvoir. Deux nations, un jeton : une danse de haute voltige entre la valeur et les chiffres, où les motivations se brouillent entre politique et piratage.



















