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Des hommes armés ont dérobé 820 000 dollars en cryptomonnaies lors d'un cambriolage chez une famille française à Ploudalmezeau

Le 20 avril 2026, deux hommes cagoulés et armés d'un pistolet ont pris en otage une famille bretonne pendant plus de trois heures, les contraignant à effectuer un transfert d'environ 820 000 dollars en cryptomonnaie avant de prendre la fuite à bord d'un véhicule volé. Points clés :

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Des hommes armés ont dérobé 820 000 dollars en cryptomonnaies lors d'un cambriolage chez une famille française à Ploudalmezeau
  • Deux hommes armés ont pris une famille en otage à Ploudalmezeau pendant plus de 3 heures, forçant un transfert de cryptomonnaie de 820 000 dollars le 20 avril 2026.
  • La France a enregistré plus de 40 enlèvements liés aux cryptomonnaies depuis janvier 2026, ce qui témoigne d'une forte escalade de la criminalité ciblée liée aux cryptomonnaies.
  • Le JIRS de Rennes, le tribunal français chargé de la criminalité organisée, mène l'enquête, mais aucune arrestation n'avait encore été effectuée au 22 avril 2026.

Enlèvement lié aux cryptomonnaies en France : une famille bretonne perd 820 000 dollars d'actifs numériques sous la menace d'une arme

Selon plusieurs sources (1, 2, 3), l'attaque a eu lieu vers 9 h dans une maison du lotissement Keruscat à Ploudalmezeau, une commune d'environ 6 500 habitants située au nord de Brest, dans le département français du Finistère. Le père, qui travaille dans le secteur des cryptomonnaies, n'était pas à la maison à ce moment-là.

Le Télégramme rapporte que cinq membres de la famille étaient présents : une mère d’une trentaine d’années, ses deux jeunes enfants et deux grands-parents. Les agresseurs ont isolé les enfants dans une pièce séparée, puis ont ligoté et bâillonné les trois adultes.

Sous la menace de violences physiques, notamment des menaces explicites de lui couper un doigt, la mère a été contrainte de fournir le mot de passe du portefeuille numérique du couple et d'effectuer un virement d'environ 700 000 euros en actifs numériques.

Un voisin a remarqué quelque chose d'inhabituel et a appelé les autorités vers 12 h 30. Les deux hommes ont pris la fuite à bord d'un des véhicules de la famille. La police a lancé une vaste opération de recherche dans le nord du Finistère. Le véhicule volé a été retrouvé le soir même, abandonné sur le parking d'un centre de formation à Brest.

Les caméras de surveillance locales situées aux ronds-points voisins ont enregistré des images que les enquêteurs examinent actuellement. Le parquet de Brest a ouvert une enquête préliminaire avant de transférer rapidement l'affaire à la Juridiction interrégionale spécialisée (JIRS) de Rennes, le tribunal français chargé de traiter les affaires de criminalité organisée.

La JIRS enquête sur des chefs d'accusation comprenant le vol organisé, l'enlèvement et la séquestration, la participation à une association de malfaiteurs et le blanchiment d'argent organisé. Le parquet a déclaré : « Les nécessités de l'enquête ne permettent pas de communiquer immédiatement. » Au 22 avril 2026, aucune arrestation n'avait été effectuée. L'enquête devrait combiner le traçage des actifs numériques et les méthodes policières traditionnelles. Le maire David Carrega a rendu visite à la famille l'après-midi même de l'attaque et a organisé une prise en charge psychologique dans un hôpital local. Les cinq victimes auraient toutes été traumatisées. La famille n'avait aucun antécédent judiciaire ni profil public connu. Les enquêteurs pensent que les auteurs ont mené une surveillance avant l'attaque, compte tenu de la précision avec laquelle ils ont ciblé le domicile.

Cet incident s'inscrit dans un schéma que les autorités françaises suivent depuis des mois. Plus de 40 séquestrations et enlèvements liés à des extorsions de cryptomonnaies ont été enregistrés en France depuis janvier 2026, avec un nombre similaire d'arrestations dans des affaires connexes. Les parquets français, notamment le Parquet national anti-criminalité, ont classé ces affaires comme prioritaires.

Dans des affaires similaires, les auteurs ont procédé à un ciblage minutieux, parfois avec des organisateurs à l'étranger, et ont utilisé des méthodes allant du cambriolage de domicile à des opérations plus élaborées. Plusieurs incidents antérieurs ont abouti à des arrestations, bien que le recouvrement des actifs numériques volés ait été variable.

L'affaire Ploudalmezeau illustre une menace directe qui s'est développée parallèlement à l'augmentation du nombre de détenteurs de cryptomonnaies en France. Lorsque les avoirs numériques d'une personne sont connus ou soupçonnés, ces actifs peuvent exposer leur détenteur à un danger physique. L'enquête se poursuit à Rennes.

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