Selon L'Équipe, plusieurs internationaux français, emmenés par Kylian Mbappé, ont exprimé leur mécontentement quant à l'utilisation de leurs images dans une campagne promotionnelle sur les paris pour la Coupe du monde organisée par Betclic, partenaire officiel de la Fédération française de football.
Mbappé s'oppose à ce que des stars françaises fassent la promotion d'un bookmaker à l'approche de la Coupe du monde

Key Takeaways
- Mbappé, Cherki et trois autres joueurs français se sont opposés à l'utilisation de leurs images dans une campagne promotionnelle de Betclic, indique L'Équipe.
- Une convention FFF-joueurs de 2023 autorise l'utilisation collective de l'image, de sorte que l'équipe n'a guère de recours contre Betclic.
- Les joueurs souhaitent un retrait, mais le litige avec la FFF est suspendu jusqu'à la fin de la Coupe du monde, le 19 juillet.
Une plainte visant la fédération, et non le bookmaker
Les joueurs de l'équipe de France, menés par Kylian Mbappé, sont mécontents de l'utilisation de leurs images dans une campagne publicitaire pour l'opérateur de paris sportifs Betclic à l'approche de la Coupe du monde, selon L'Équipe. Le journal français, dans un article du 6 juin, a indiqué que cette campagne avait créé une tension importante au sein de l'équipe.
Mbappé et Rayan Cherki figuraient parmi ceux qui auraient été mécontents de voir leur image apparaître dans le matériel promotionnel de Betclic, partenaire officiel de la Fédération française de football (FFF). Désiré Doué, Michael Olise et Ousmane Dembélé figuraient également sur ces images, qui auraient été prises lors d'une séance photo à Clairefontaine, le centre d'entraînement de l'équipe nationale. Les joueurs affirment qu'ils n'ont pas été informés de l'utilisation qui serait faite de ce matériel.
Selon l'article, leur grief vise la FFF plutôt que Betclic. L'objection porte sur le consentement et la communication, ce qui signifie que la fédération a approuvé et diffusé la campagne sans en informer correctement les joueurs, plutôt que sur une quelconque allégation selon laquelle l'opérateur aurait enfreint les règles.
Betclic semble quant à lui agir dans le respect de ses droits. Une convention collective sur les droits à l'image, signée en septembre 2023 après de longues négociations entre la fédération et les avocats des joueurs, régit l'utilisation de l'image de l'équipe par les sponsors de la FFF. Elle autoriserait l'utilisation collective lorsque au moins cinq joueurs apparaissent ensemble à tour de rôle, ce qui correspond au format utilisé dans la campagne Betclic. Mbappé figure parmi les critiques les plus virulents, conformément à sa réticence de longue date à associer son image à des marques de paris ou de restauration rapide. Son avocate, Delphine Verheyden, a fait valoir que l'image d'un joueur est liée à ses valeurs et que les campagnes des sponsors devraient s'aligner sur celles-ci, compte tenu de l'influence que les grands internationaux exercent sur les jeunes supporters.
Avant la Coupe du monde 2022, Mbappé avait brièvement refusé de participer à une séance photo de sponsoring à Clairefontaine en raison des accords relatifs aux droits à l'image des joueurs, ce qui avait incité la fédération à accepter de réviser ses règles. C'est ce processus qui a abouti à la convention de 2023, aujourd'hui au cœur du litige.
Cette dernière flambée de tensions fait suite à des différends antérieurs au sein de l'équipe concernant les primes d'après-tournoi et la répartition des billets, et L'Équipe a rapporté que les joueurs ne devraient pas aggraver la situation avant la Coupe du monde. Ils réclament des explications et un démenti, la fédération ayant jusqu'à septembre environ pour désamorcer la crise. La France débutera sa campagne dans le groupe I contre le Sénégal le 16 juin, avant d’affronter l’Irak et la Norvège. Cet épisode ravive une tension récurrente concernant l’emprise des paris sur le football, un sujet qui dépasse largement les frontières de la France alors que les clubs et les régulateurs prennent leurs distances par rapport aux fonds issus des paris. L'interdiction des sponsors de jeux d'argent en Premier League a relégué les opérateurs vers le bas de la hiérarchie des maillots, tandis que les autorités ont pris des mesures pour renforcer les règles en matière de publicité pour les paris avant le tournoi, les opérateurs néerlandais faisant notamment l'objet d'une répression avant le coup d'envoi de la Coupe du monde. Si le litige concernant Betclic est mis en suspens jusqu'à la fin de la compétition phare, il semble destiné à refaire surface à l'automne.
















