Sony Bank a obtenu l'autorisation conditionnelle du Bureau du contrôleur de la monnaie (OCC) des États-Unis pour ouvrir une banque fiduciaire d'envergure nationale destinée à l'activité liée aux stablecoins.
L'OCC autorise Sony Bank à créer Connectia Trust pour ses activités liées aux stablecoins en dollars américains

Points clés
- Sony Bank a obtenu l’autorisation conditionnelle de l’OCC pour Connectia Trust le 7 juillet 2026.
- Cette nouvelle filiale dispose d’un capital de 40 millions de dollars et prévoit son lancement en 2027.
- Bastion Platforms se chargera de l’émission et de la conservation dans le cadre d’un accord conclu en décembre 2025.
La société a annoncé cette autorisation le 7 juillet 2026, un jour après que son conseil d’administration eut approuvé le projet. La nouvelle filiale, Connectia Trust, National Association, fonctionnera comme une entité détenue à 100 % par Sony Bank, au sein du groupe Sony Financial Group.
Connectia Trust disposera d’un capital de 40 millions de dollars, soit environ 6,4 milliards de yens au taux de change actuel. Sony prévoit d’utiliser cette charte pour émettre et gérer un stablecoin libellé en dollars américains, et non pour accepter des dépôts, octroyer des prêts ou traiter des paiements traditionnels.
Ce que l’agrément autorise réellement
Une charte de banque fiduciaire nationale limite Connectia Trust à des activités spécifiques. Celles-ci comprennent l’émission de stablecoins, la gestion d’actifs de réserve, la conservation non fiduciaire d’actifs numériques et la gestion fiduciaire d’actifs pour les filiales de Sony. Ce champ d’application plus restreint permet à Sony d’échapper aux exigences en matière d’assurance-dépôts et de réglementation prudentielle liées à une licence bancaire complète. Elle place également l’entreprise sous la tutelle d’un seul régulateur fédéral, au lieu d’un ensemble disparate de licences d’opérateur de transfert de fonds délivrées par les différents États. Sony a déposé sa demande initiale auprès de l’OCC en octobre 2025. Cette autorisation conditionnelle constitue une première étape. L’autorisation définitive dépendra encore d’un examen supplémentaire de l’OCC et de l’accord des régulateurs japonais avant que toute activité liée aux stablecoins puisse débuter.
Bastion Platforms gère l’infrastructure
Sony Bank s’appuiera sur Bastion Platforms pour l’infrastructure technique de la stablecoin. Ce partenariat, annoncé en décembre 2025, couvre l’émission, le rachat, la gestion des réserves et la conservation.
Bastion détient une charte fiduciaire new-yorkaise délivrée par l’autorité de régulation financière de l’État et poursuit parallèlement sa propre procédure de conversion en charte fiduciaire nationale auprès de l’OCC. Le Sony Innovation Fund a investi dans Bastion, renforçant ainsi les liens entre les deux sociétés au-delà de leur simple accord d’exploitation.
Cette répartition des tâches permet à Sony de conserver la charte fédérale et la relation avec la marque, tandis que Bastion gère la conformité et l’infrastructure blockchain sous-jacente.
La PlayStation et l’activité de contenu de Sony occupent une place centrale
Les activités américaines de Sony génèrent plus de 30 % du chiffre d’affaires externe de la société mère. Les jeux, les anime, les abonnements de streaming et autres contenus numériques représentent une part importante de ce volume, dont la majeure partie transite aujourd’hui par les réseaux de cartes de crédit.
Un stablecoin de marque offre à Sony un moyen de contourner les frais liés aux cartes bancaires pour une partie de ce volume de paiements. L’entreprise a cité comme premières cibles les achats sur PlayStation, les abonnements aux anime et au streaming, ainsi qu’une utilisation potentielle pour la trésorerie transfrontalière.
Sony a déjà pris ce genre de mesure par le passé. L’entreprise avait intégré PayPal aux consoles PlayStation il y a plusieurs années afin de moderniser la manière dont les clients paient leurs jeux et leurs contenus.
Opposition des banques communautaires
La demande n’a pas abouti sans rencontrer de résistance. L’association Independent Community Bankers of America a déposé une lettre en novembre 2025 pour s’opposer à la demande de Sony, arguant qu’un modèle de banque fiduciaire conçu pour un conglomérat technologique brouille la frontière entre le secteur bancaire et le commerce.
L’OCC a néanmoins donné son feu vert, considérant l’émission et la conservation de stablecoins comme des activités relevant déjà des pouvoirs autorisés des banques nationales. Le processus d’approbation conditionnelle de l’agence laisse la possibilité d’imposer des conditions supplémentaires, notamment des exigences en matière de gouvernance telles que la nomination d’un directeur financier indépendant pour l’entité américaine.
Le contexte de la loi GENIUS
Le projet de Sony s’inscrit dans le cadre créé par la loi GENIUS, promulguée en juillet 2025. Cette loi fixe des exigences de réserves pour les stablecoins de paiement, imposant une couverture à 1 pour 1 par des liquidités, des dépôts assurés, des bons du Trésor à court terme ou des fonds monétaires éligibles, ainsi que des règles de conformité en matière d’audit et de sanctions.
Ce cadre offre à Sony une voie claire vers le statut d’émetteur agréé au niveau fédéral, ce qui n’est pas possible en vertu de la réglementation japonaise sur les stablecoins, plus restrictive. C’est en partie pour cette raison que Sony a choisi un token indexé sur le dollar plutôt qu’un token basé sur le yen.
Prochaines étapes
Sony Bank s’est fixé 2027 comme date cible pour le lancement de ses activités commerciales, sous réserve de l’approbation finale de l’OCC et de l’autorisation des autorités japonaises. Aucune émission de stablecoin ni aucune activité connexe ne débutera tant que toutes les autorisations requises ne seront pas obtenues.
Le capital de Connectia Trust dépassant 10 % du capital propre de Sony Financial Group, les règles japonaises en matière de publication d’informations la classent comme une filiale spécifiée. Sony a indiqué que l’impact financier à court terme sur ses résultats consolidés jusqu’en mars 2027 devrait rester mineur.
Sony rejoint une liste croissante d’entreprises non bancaires qui se préparent à émettre des stablecoins en dollars américains conformes à la loi GENIUS. L’approche de l’entreprise, qui consiste à obtenir l’autorisation réglementaire avant tout lancement de produit, marque un rythme prudent par rapport à ses concurrents qui font déjà circuler des stablecoins tels que l’USDC et l’USDT.
Ce que cela signifie pour le secteur
Un stablecoin soutenu par Sony ferait son entrée sur un marché dominé par Tether et Circle, mais le point d’entrée est déterminant. La base d’utilisateurs de Sony regroupe des propriétaires de PlayStation, des fans d’anime et des abonnés à des services de streaming à travers les États-Unis, ce qui confère à tout nouveau token un canal de paiement intégré sans avoir à rechercher l’adoption par les commerçants à partir de zéro.
Pour les marchés des cryptomonnaies, cette demande s’inscrit dans une tendance où de grandes marques grand public s’orientent vers l’émission de stablecoins en vertu de la loi GENIUS plutôt que de s’associer exclusivement à des émetteurs existants. Une charte fiduciaire nationale, plutôt qu’une licence d’opérateur de transfert de fonds délivrée par un État, confère à Sony un plus grand contrôle sur les revenus des réserves et les délais de mise en conformité.
Rien de tout cela ne modifie directement les perspectives à court terme pour le Bitcoin ou d’autres crypto-actifs. Le projet de Sony vise l’infrastructure de paiement, et non les produits de trading, et l’entreprise a souligné que le lancement des opérations commerciales n’interviendra pas avant plus d’un an.
Cet article a été traduit de l'anglais à l'aide de l'IA. La version originale en anglais fait foi ; les traductions automatiques peuvent contenir des inexactitudes, en particulier dans la terminologie juridique et réglementaire.
















