Le Bitcoin a enregistré cette semaine 2,27 millions de nouveaux portefeuilles et 751 000 portefeuilles actifs, ce qui représente son activité on-chain la plus intense depuis des mois, les détenteurs s'étant empressés de transférer leurs fonds hors des portefeuilles matériels Coldcard à la suite d'une faille de sécurité dans le micrologiciel qui a entraîné la perte de plus de 116 millions de dollars.
Le nombre de portefeuilles Bitcoin atteint son plus haut niveau depuis 2026 alors que les répercussions du piratage de Coldcard continuent de se faire sentir

Points clés
- Le Bitcoin a enregistré 2,27 millions de nouveaux portefeuilles et 751 000 portefeuilles actifs, son niveau le plus élevé depuis des mois.
- Cette hausse fait suite à une faille dans le micrologiciel de Coldcard qui a entraîné la perte de plus de 116 millions de dollars en BTC depuis le 30 juillet.
- Les entrées sur les plateformes d’échange sont restées inférieures à la moyenne de juillet, ce qui suggère des mesures de sécurité plutôt qu’une vague de ventes.
Une hausse motivée par des considérations de sécurité, et non par une frénésie d’achats
Santiment a publié cette semaine des chiffres issus de la blockchain, indiquant que les 751 000 portefeuilles actifs et les 2,27 millions de portefeuilles nouvellement créés représentaient l’activité réseau la plus intense du Bitcoin depuis des mois. Le nombre d’adresses actives a atteint un pic de près de 978 000 le 31 juillet, soit environ 1,6 fois la moyenne quotidienne du mois de juillet, avant de se stabiliser à un niveau toujours élevé d’environ 751 000 par jour jusqu’à la première semaine d’août, contre une moyenne de juillet plus proche de 610 000.

Ce qui distingue ce pic d’une hausse classique du nombre d’adresses en période de marché haussier, c’est ce qui manque : les achats. Les entrées sur les plateformes d’échange au cours de la même période se sont élevées en moyenne à environ 1,55 milliard de dollars par jour, soit un chiffre légèrement inférieur à la moyenne de juillet (1,67 milliard de dollars). Les portefeuilles se multiplient et transfèrent des cryptomonnaies, mais les fonds ne s’accumulent pas sur les plateformes d’échange pour être négociés. Cette divergence suggère un comportement défensif.
Au cœur de la faille de Coldcard
Le déclencheur remonte aux portefeuilles matériels Coldcard de Coinkite, où un bug du firmware (apparu pour la première fois dans une version de mars 2021 couvrant les versions 4.0.1 à 4.1.9) a redirigé la génération de la phrase de récupération vers un générateur de nombres aléatoires logiciel au lieu de la puce d’entropie matérielle dédiée de l’appareil sur les unités Mk3 concernées.
Ce qui aurait dû être une clé cryptographique de 128 bits ne présentait en réalité qu’environ 40 bits de véritable aléatoire sur les appareils les plus touchés, et environ 72 bits sur certains modèles plus récents. Bitcoin.com News a suivi le bilan : les pertes s’élèvent à plus de 116 millions de dollars et une quatrième vague de vols continue de vider les portefeuilles plusieurs jours après la révélation initiale.
Ce que révèlent réellement les données
À mesure que la nouvelle se répandait selon laquelle certaines Coldcard Mk3, Mk4, Mk5 et Q fonctionnant avec un micrologiciel vulnérable pouvaient voir leurs graines piratées par une attaque par force brute, les détenteurs soucieux de sécurité avaient toutes les raisons de générer de nouveaux portefeuilles sur du matériel non affecté, de transférer leurs cryptomonnaies vers de nouvelles adresses et de se détourner de toute configuration susceptible de présenter la même faille d’entropie faible.
Ce comportement à lui seul suffit à expliquer la forte augmentation du nombre de portefeuilles nouveaux et actifs, associée à des afflux en provenance des plateformes d’échange qui ne se sont jamais concrétisés.
Coinkite a depuis déployé un correctif de micrologiciel et publié une note d’information sur le correctif d’entropie détaillant précisément le niveau de randomisation effectivement généré par les appareils concernés. Des chercheurs en sécurité indépendants se sont également mobilisés dans le cadre d’un audit d’urgence qui a permis de découvrir près de 5 000 vulnérabilités distinctes dans des centaines de projets liés au bitcoin en un peu plus d’une journée de tests.
Ce n’est pas un problème au niveau du protocole
Les experts ont pris soin de faire la distinction entre cet incident et une faille inhérente au bitcoin lui-même. La faiblesse résidait entièrement dans la manière dont le micrologiciel d’un fabricant générait des données aléatoires pour les phrases de récupération : il s’agissait d’une défaillance de la chaîne d’approvisionnement en matière d’auto-custode, et non d’un problème lié à la blockchain.
Les données géographiques ont ajouté une autre dimension à l’affaire : les chercheurs ayant suivi les portefeuilles des victimes ont constaté que les utilisateurs canadiens représentaient environ un quart des pertes liées à cette exploitation, ce qui reflète probablement la présence canadienne de Coinkite et une concentration de ses premiers clients dans ce pays.
Combiné aux informations selon lesquelles cette faille a brièvement attisé l’inquiétude du marché concernant des propositions de fork du bitcoin sans rapport avec cet incident et circulant au même moment, cet épisode est devenu une étude de cas illustrant comment un bug de micrologiciel isolé et corrigible peut tout de même avoir des répercussions sur les indicateurs on-chain phares, bien au-delà du nombre d’appareils affectés.
Cet article a été traduit de l'anglais à l'aide de l'IA. La version originale en anglais fait foi ; les traductions automatiques peuvent contenir des inexactitudes, en particulier dans la terminologie juridique et réglementaire.











