Plus de 70 000 professionnels des forces de l'ordre américaines ont exhorté les autorités fédérales à revoir certaines dispositions de la loi CLARITY, avertissant que des exemptions trop larges pourraient affaiblir le contrôle, la responsabilité et les outils d'enquête utilisés pour lutter contre les activités criminelles liées aux actifs numériques.
70 000 professionnels des forces de l'ordre américaines réclament des modifications à la loi CLARITY

Points clés
- Les organismes chargés de l’application de la loi ont exhorté les autorités fédérales à réviser les dispositions de la loi CLARITY relatives à la surveillance des actifs numériques.
- La coalition a fait valoir que l’article 604 de la loi CLARITY pourrait créer de larges exemptions qui affaibliraient la transparence, la responsabilité et les pouvoirs d’enquête existants.
- Ces groupes ont également appelé à préserver les exigences de la loi sur le secret bancaire, les obligations de « connaissance du client » et les mesures de lutte contre le blanchiment d’argent sur l’ensemble des marchés d’actifs numériques.
Une coalition nationale s’inquiète des limites imposées aux enquêtes par la loi CLARITY
Une coalition représentant plus de 70 000 professionnels des forces de l’ordre américaines est intervenue dans le débat sur la loi CLARITY (Digital Asset Market Clarity Act), exhortant les autorités fédérales à réviser les dispositions qui, selon elle, pourraient affaiblir la capacité à enquêter sur les crimes impliquant des actifs numériques.
La lettre datée du 23 juin a été signée par les dirigeants de l’Association nationale des procureurs de district, de l’Association nationale des procureurs adjoints des États-Unis, de l’Association internationale des chefs de police et de l’Association nationale des shérifs. Collectivement, ces organisations représentent des procureurs, des shérifs, des chefs de police, des enquêteurs criminels, des adjoints, des agents et d’autres professionnels des forces de l’ordre à travers les États-Unis. Les organisations ont écrit :
« Les organisations soussignées soutiennent l’innovation responsable et partagent l’objectif de veiller à ce que les États-Unis restent un leader mondial dans le domaine des technologies émergentes et des marchés financiers, mais nous estimons également que l’innovation et la sécurité publique ne s’excluent pas mutuellement et peuvent progresser de concert. »
Adressée au procureur général par intérim Todd Blanche et à Patrick J. Witt, directeur exécutif du Conseil présidentiel des conseillers pour les actifs numériques, la lettre remerciait l’administration d’avoir engagé le dialogue avec les forces de l’ordre, tout en faisant valoir que ses principales préoccupations restaient sans réponse.
Plutôt que de s’opposer catégoriquement à la législation, la coalition s’est concentrée sur l’article 604 du CLARITY Act, affirmant que cette disposition pourrait créer de larges exemptions protégeant les personnes physiques ou morales impliquées dans la facilitation des transactions d’actifs numériques. Les organisations ont fait valoir que de telles exemptions pourraient créer des lacunes en matière de surveillance et de responsabilité, dont des acteurs criminels sophistiqués pourraient tirer parti.
Le débat autour du CLARITY Act porte sur la surveillance et la conformité
Les organisations ont indiqué que les actifs numériques apparaissent de plus en plus souvent dans le cadre d’enquêtes portant sur le trafic de stupéfiants, la fraude, l’exploitation des enfants, les attaques par rançongiciel, le contournement des sanctions, le financement du terrorisme, la criminalité organisée dans le commerce de détail et d’autres formes d’activités criminelles transnationales. Elles ont fait valoir que les pouvoirs d’enquête et les cadres réglementaires existants aident les enquêteurs à identifier les suspects, à suivre les pistes financières, à récupérer les produits illicites et à restituer les actifs aux victimes.
C’est l’article 604 qui a suscité les critiques les plus vives de la part de la coalition. La lettre fait valoir que les exemptions générales prévues par la loi CLARITY pourraient réduire la transparence et la responsabilité en soustrayant certains acteurs du marché aux obligations réglementaires qui facilitent actuellement les enquêtes criminelles, tout en soulignant que cette préoccupation ne vise pas les personnes qui se contentent d’écrire ou de publier du code logiciel.
Les organisations ont écrit :
« Aucune catégorie d’acteurs du marché ne devrait bénéficier d’une exemption générale des obligations d’enregistrement, de l’obligation de connaissance du client (KYC), de la loi sur le secret bancaire (BSA) ou des exigences en matière de lutte contre le blanchiment d’argent et le financement du terrorisme (AML/CFT). »
La coalition a également contesté d’autres dispositions de la loi CLARITY, arguant que certaines parties de la législation pourraient affaiblir les mesures de lutte contre le blanchiment d’argent et le financement du terrorisme sur lesquelles s’appuient les enquêteurs. Les groupes ont déclaré que le projet de loi ne parvenait pas à établir un ensemble complet d’exigences de conformité comparables à celles imposées aux autres intermédiaires financiers.
La lettre identifiait spécifiquement les « mixers », les « tumblers » et certaines entreprises de finance décentralisée comme des catégories susceptibles d’être exemptées ou exclues des obligations réglementaires, malgré leur rôle potentiel dans la facilitation des mouvements ou de la dissimulation de fonds illicites. La coalition a fait valoir que tout cadre réglementaire à long terme devrait préserver la transparence, la responsabilité et les pouvoirs d’enquête tout en permettant à l’innovation de se poursuivre.
Les quatre organisations ont appelé à la poursuite du dialogue avec l’administration, le Congrès et les autres parties prenantes afin d’affiner le CLARITY Act et d’élaborer un cadre réglementaire qui favorise une innovation responsable tout en préservant la transparence, la responsabilité et les outils d’enquête.
Cet article a été traduit de l'anglais à l'aide de l'IA. La version originale en anglais fait foi ; les traductions automatiques peuvent contenir des inexactitudes, en particulier dans la terminologie juridique et réglementaire.
















