Le Corps des gardiens de la révolution islamique iranien percevrait des droits pouvant atteindre 2 millions de dollars par navire, en yuans chinois et en stablecoins, pour garantir un passage en toute sécurité dans le détroit d'Ormuz, le point d'étranglement pétrolier le plus crucial au monde. Points clés :
Rapport : L'Iran impose des taxes en cryptomonnaie et en yuans pour le passage des pétroliers dans le détroit d'Ormuz

- Depuis avril 2026, le CGRI iranien perçoit jusqu'à 2 millions de dollars par pétrolier pour le transit dans le détroit d'Ormuz. Le Financial Times rapporte que l'Iran accepte les stablecoins et les bitcoins.
- Le Comité de sécurité nationale iranien a approuvé un projet de loi officialisant les péages en yuans et en stablecoins, accélérant ainsi le contournement du dollar dans le commerce énergétique.
- Le cessez-le-feu négocié par le président Trump reste fragile, et les navires liés à l'Occident sont encore largement exclus du passage autorisé.
Péage de l'IRGC : l'Iran perçoit jusqu'à 2 millions de dollars par pétrolier en stablecoins et en yuans
Le système de péage a vu le jour dans les semaines qui ont suivi les frappes menées fin février 2026 par les États-Unis et Israël contre l'Iran. Alors que le conflit s'intensifiait, le CGRI a de facto fermé le détroit à la plupart du trafic commercial, entraînant une baisse de 97 % du transit des pétroliers, selon les données de S&P Global. Cette fermeture a touché une voie navigable qui achemine normalement environ 20 % du commerce mondial de pétrole et de gaz naturel liquéfié.
L'Iran a commencé à rouvrir le détroit dans le cadre d'un système contrôlé pendant un cessez-le-feu annoncé par le président Donald Trump. L'accès est limité aux navires provenant de pays que l'Iran désigne comme non hostiles, notamment la Chine, l'Inde et certains États du Golfe. Les opérateurs liés à l'Occident restent largement bloqués. Les armateurs souhaitant obtenir une autorisation contactent un intermédiaire lié au CGRI et soumettent les documents de propriété, les détails de la cargaison, les informations sur l'équipage et les données de suivi AIS. Le commandement provincial de l'IRGC à Hormozgan évalue chaque navire selon un classement de sympathie nationale de 1 à 5, en vérifiant les liens éventuels avec les États-Unis ou Israël. Les opérateurs approuvés négocient ensuite les frais. Les pétroliers paient environ 1 dollar par baril de cargaison, ce qui porte le coût pour un très grand pétrolier transportant 2 millions de barils à environ 2 millions de dollars par transit. Les tarifs varient en fonction du type de cargaison et des relations de l'État du pavillon avec Téhéran. Le paiement est accepté en yuan chinois ou en stablecoins indexés sur le dollar, tels que l'USDT et l'USDC, contournant ainsi le système financier basé sur le dollar et les sanctions américaines. Bloomberg a rapporté le 1er avril qu'au moins deux navires avaient payé en yuan à cette date. Des comptes rendus antérieurs faisaient également état d'arrangements en espèces et de troc.
Une fois le paiement effectué, le CGRI délivre un code d'autorisation secret à usage unique ainsi que des instructions de route guidant les navires sur une trajectoire plus proche de la côte iranienne, souvent au nord de l'île de Larak. Le navire diffuse le code sur la radio VHF, et un bateau de patrouille du CGRI l'escorte. Certains opérateurs ont changé le pavillon de leurs navires pour les enregistrer au Pakistan afin de pouvoir bénéficier de ce service.
Le Comité de sécurité nationale iranien a approuvé début avril 2026 un projet de loi visant à codifier la structure tarifaire. Les responsables ont présenté ces péages comme une compensation légitime pour les services de sécurité fournis par l'Iran en tant qu'État côtier du détroit, établissant des comparaisons avec le canal de Suez et les droits historiques du détroit du Danemark.
Des juristes ont fait remarquer que cet arrangement pourrait entrer en conflit avec le droit international coutumier relatif au passage inoffensif, principes qui s'alignent sur la Convention des Nations unies sur le droit de la mer. L'Iran n'est pas partie à la CNUDM. Téhéran présente ces contrôles comme une mesure d'autodéfense en temps de guerre.
FT : L'Iran exige spécifiquement des cryptomonnaies
Le Financial Times (FT) a rapporté mercredi que l'Iran exigeait spécifiquement des péages en cryptomonnaie pour les pétroliers chargés pendant la phase de cessez-le-feu. Un précédent article du FT publié fin mars détaillait les négociations intergouvernementales menées par l'intermédiaire des ambassades et l'utilisation de codes d'accès VHF pour les navires autorisés. Une estimation citée dans l'article évalue les recettes annuelles potentielles de l'Iran provenant du système de péage entre 70 et 80 milliards de dollars. Ce chiffre suppose que le trafic finira par revenir à des niveaux proches de ceux d'avant-guerre, ce qui n'est pas le cas. Les transits restent bien en deçà de la normale. L'article du FT note que les stablecoins sont acceptés aux côtés du bitcoin (BTC) pour le paiement des péages. Les États du Golfe, notamment l'Arabie saoudite et les Émirats arabes unis (EAU), ont discuté de l'accélération de la mise en place de capacités de pipelines alternatives afin de réduire la dépendance vis-à-vis du détroit. Les primes d'assurance pour les pétroliers opérant dans la région ont grimpé, ajoutant des coûts supplémentaires pour les opérateurs désireux de participer.

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Le Corps des gardiens de la révolution islamique (CGRI) a attaqué au moins un navire non conforme, un pétrolier koweïtien, ce que les observateurs interprètent comme un signal adressé aux opérateurs qui évaluent les frais de transit par rapport au risque de refus. Le cessez-le-feu reste de courte durée, et les exigences de l'Iran en matière de péage constituent des conditions de cette trêve. La portée de ce système dépendra de l'évolution du conflit plus large entre les États-Unis, Israël et l'Iran au cours des semaines à venir.














