Au 14 juin, la probabilité que l’Iran bloque ou ferme le détroit d’Ormuz est passée à 47%, presque doublant par rapport à 24% le 11 juin.
Polymarket Data : Les chances de fermeture du détroit d'Ormuz ont presque doublé après les frappes d'Israël sur l'Iran

La menace de fermeture du détroit d’Ormuz menace le commerce mondial
Les chances que l’Iran bloque ou ferme le détroit d’Ormuz, l’un des points stratégiques maritimes les plus critiques du monde, ont brièvement atteint 45% le 14 juin, selon les dernières données de Polymarket data. Les données montrent que les chances ont presque doublé par rapport à 24% observées le 11 juin, heures avant qu’Israël ne passe finalement à l’action sur sa menace de longue date de frapper les sites nucléaires iraniens.

Bien que l’Iran n’ait jamais pleinement mis à exécution cette menace auparavant, beaucoup craignent que l’ampleur des frappes d’Israël puisse inciter Téhéran à riposter en fermant ce point critique. Le détroit d’Ormuz est considéré comme vital pour le commerce mondial, car environ un cinquième à un tiers de la consommation totale de pétrole mondiale — estimée entre 17 millions et 21 millions de barils par jour — y transite.
De plus, une partie significative du commerce mondial de gaz naturel liquéfié (GNL), notamment du Qatar et des Émirats arabes unis (EAU), transite également par ce passage maritime. De nombreux experts craignent que sa fermeture ou toute perturbation, même temporaire, provoque une hausse spectaculaire des prix du pétrole, pouvant potentiellement pousser le brut Brent bien au-dessus de 100 à 120 dollars le baril.
Peu après que les avions de guerre israéliens ont frappé des cibles en Iran, les prix du pétrole ont dépassé la barre des 70 dollars le baril pour la première fois depuis le 3 avril 2025. Certains observateurs craignent que la fermeture du canal puisse conduire à des prix du pétrole encore plus élevés et à une stagnation économique potentielle pour de nombreux pays dépendants du détroit d’Ormuz.
La montée des chances indique par ailleurs une peur croissante que les dernières attaques militaires de représailles entre Téhéran et Tel Aviv ne dégénèrent en une guerre totale. Dans le dernier échange entre les deux ennemis jurés, les frappes semblaient chorégraphiées, les deux pays, Israël et l’Iran, ayant apparemment reçu un avertissement à l’avance des frappes imminentes. À l’époque, les deux pays semblaient s’abstenir de franchir les lignes rouges fixées par chacun, ce qui a conduit la confrontation à se terminer avec des dégâts limités.
Dans les dernières frappes d’Israël, des sites nucléaires iraniens, y compris un à Natanz, ont été frappés, avec l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) rapportant que l’usine d’enrichissement en surface a été complètement détruite. De nombreux médias grand public mondiaux ont rapporté que les défenses aériennes de l’Iran ont également été détruites lors des frappes à l’aube, bien que de tels rapports semblaient être contredits par des vidéos circulant sur les réseaux sociaux prétendant montrer ces défenses engageant les missiles entrants.
Les attaques contre des sites nucléaires et d’autres infrastructures vitales suggèrent qu’Israël a franchi la ligne rouge de Téhéran, un acte qui augmente les perspectives que l’Iran passe finalement à l’acte sur sa menace. Cependant, la fermeture du passage causerait des ravages sur l’économie iranienne elle-même et pourrait provoquer une réponse d’autres pays qui en dépendent, y compris les États-Unis.














