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Les dirigeants de Polygon Labs définissent un cadre réglementaire pour lutter contre les activités illicites dans la DeFi

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Un document préparé par deux cadres de Polygon Labs et un ancien directeur du Réseau de lutte contre les crimes financiers (FinCEN) présente un cadre pour lutter contre les activités illicites sur les marchés de la finance décentralisée (defi). Le document propose trois différentes classes pour les plateformes defi, y compris les plateformes contrôlées par des acteurs centralisés, les systèmes defi authentiques et les émetteurs de communications critiques, décrivant le niveau de surveillance que chacun devrait subir.

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Les dirigeants de Polygon Labs définissent un cadre réglementaire pour lutter contre les activités illicites dans la DeFi

Des cadres de Polygon Labs proposent un cadre réglementaire pour la defi

Les points de vue alternatifs sur la façon de réguler et de contrôler les plateformes de finance décentralisée (defi) émergent. Un document intitulé “La DeFi authentique comme infrastructure critique : Un cadre conceptuel pour combattre l’activité financière illicite dans la finance décentralisée” décrit une nouvelle manière dont l’activité illicite peut être surveillée et contrôlée dans le monde de la defi.

Le document, rédigé par la CLO de Polygon Labs, Rebecca Rettig, l’ancien directeur par intérim du Réseau de lutte contre les crimes financiers (FinCEN) Michael Mosier, et la responsable principale de la politique publique de Polygon Labs, Katja Gilman, vise à lancer une discussion sur la meilleure façon de réglementer les systèmes defi, étant donné que ces derniers échappent aux réglementations conçues pour d’autres structures centralisées.

Le rapport propose de classer ces plateformes en trois catégories différentes. La première inclurait toutes les plateformes qui, bien que classifiées comme defi, dépendent d’acteurs centralisés et sont décentralisées uniquement de nom. Il est décrit qu’elles seraient plus susceptibles d’être régulées en fonction d’une analyse au cas par cas.

La deuxième catégorie serait composée de systèmes décentralisés (“defi authentique”) qui seraient classés comme une infrastructure critique sous la surveillance du Bureau de la cybersécurité et de la protection de l’infrastructure critique (“OCCIP”) du Département du Trésor.

Rettig, Mosier et Gilman soulignent que “la defi authentique ne devrait pas être désignée comme ‘institutions financières’; et ‘l’infrastructure critique’ est totalement distincte et séparée de ce concept.”

Enfin, la troisième catégorie englobe les entreprises qui interagissent avec les systèmes “defi authentique” mais qui ne sont pas des institutions financières, comme les fournisseurs de nœuds RPC, qui seraient regroupés sous la classification d'”émetteurs de communications critiques”. Ceux-ci auraient certaines obligations mais seraient exclus de se conformer aux déterminations du Bank Secrecy Act (BSA).

“Le dialogue constructif est la meilleure façon de faire avancer l’industrie, et nous sommes impatients de développer ces concepts plus avant avec la collaboration de l’industrie et du gouvernement,” a conclu Rettig.

Que pensez-vous de la proposition de réglementation de la defi par les cadres de Polygon Labs? Dites-le nous dans la section des commentaires ci-dessous.