Le tribunal de district américain pour le district nord de Californie a rejeté la motion de Kraken visant à rejeter une action en justice de la Commission des valeurs mobilières et des changes des États-Unis (SEC). Le tribunal a déterminé que la SEC “a allégué de manière plausible” que certains jetons cryptographiques échangés sur la bourse Kraken pourraient être considérés comme des valeurs mobilières, permettant ainsi à l’affaire de se poursuivre.
Le tribunal américain rejette la demande de Kraken de rejeter le procès de la SEC sur les crypto-monnaies comme valeurs mobilières
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La motion de Kraken visant à rejeter la plainte de la SEC refusée par le tribunal américain
Le tribunal de district des États-Unis pour le district nord de Californie a rejeté une motion visant à rejeter l’action en justice de la Commission des valeurs mobilières et des changes des États-Unis (SEC) contre Payward Inc. et Payward Ventures, qui opèrent sous le nom de la bourse crypto Kraken, selon un ordonnance judiciaire déposée vendredi.
La SEC allègue que Kraken a agi en tant que courtier, négociant, bourse et agence de compensation pour des transactions impliquant des titres d’actifs cryptographiques sans s’enregistrer auprès du régulateur. Selon la SEC, Kraken facilite le commerce de diverses cryptomonnaies que la SEC prétend être des “contrats d’investissement” selon la Loi sur les valeurs mobilières.
Le tribunal a statué que la SEC avait “allégué de manière plausible” que certaines transactions de cryptomonnaies de Kraken pourraient être considérées comme des contrats d’investissement, qui sont soumis aux lois sur les valeurs mobilières. Cela signifie que le juge a trouvé les allégations de la SEC suffisamment crédibles pour justifier un examen plus approfondi par le biais de la découverte et du procès. Le document du tribunal indique :
La SEC a allégué de manière plausible qu’au moins certaines des transactions de cryptomonnaie que Kraken facilite sur son réseau constituent des contrats d’investissement, et donc des valeurs mobilières, et sont en conséquence soumis aux lois sur les valeurs mobilières. La motion est refusée.
En particulier, la SEC allègue que Kraken a mis à disposition pour le commerce plusieurs actifs cryptographiques, y compris ADA (cardano), ALGO (algorand), ATOM (cosmos), FIL (filecoin), FLOW (flow), ICP (internet computer), MANA (decentraland), MATIC (polygon), NEAR (near protocol), OMG (OMG network), et SOL (solana). Ces actifs, selon la SEC, sont échangés sur la plateforme de Kraken d’une manière qui constitue des contrats d’investissement et sont donc soumis aux lois sur les valeurs mobilières. Kraken soutient que les transactions qu’elle facilite n’impliquent pas de valeurs mobilières et ne tombent donc pas sous le coup de la réglementation de la SEC.
Le juge William H. Orrick a souligné que “le test de Howey s’applique partout où un tribunal cherche à déterminer si une transaction implique un contrat d’investissement, qu’il s’agisse d’un marché primaire ou secondaire.” Bien que la décision du tribunal permette à la plainte de la SEC contre Kraken de se poursuivre, elle ne représente pas un jugement final que les actifs cryptographiques sont des valeurs mobilières. À la place, elle permet à la SEC de présenter son cas et de tenter de prouver ses affirmations devant le tribunal.
Que pensez-vous de la décision du tribunal permettant à la plainte de la SEC contre Kraken de se poursuivre ? Faites-le nous savoir dans la section des commentaires ci-dessous.














