Michael Saylor a annoncé via X le 26 février 2025 que son discours d’ouverture Bitcoin pour l’Amérique du 11 mars exposera une stratégie théorique pour rembourser la dette nationale des États-Unis, actuellement de 36 000 milliards de dollars, en utilisant le bitcoin.
Le Plan Bitcoin : Une Voie Théorique pour Réduire le Déficit de 36 000 Milliards de Dollars de l'Amérique
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Transformer le Bitcoin en Trillions : L’idée Controversée de Réduire à Zéro la Dette Américaine
L’affirmation provocante de Saylor, centrale dans son discours d’ouverture du 11 mars, repose probablement sur un plan hypothétique détaillé nécessitant une collaboration rare entre législateurs, régulateurs et organismes financiers. Cette analyse explore la stratégie complexe que les États-Unis pourraient employer pour transformer cette vision en réalité.

Le Bitcoin pour Éliminer la Dette Américaine ? : Décryptage de la Stratégie de Cette Proposition Intéressante
Tout d’abord, le Trésor américain devrait probablement convertir une partie de ses réserves en bitcoin. Cela pourrait impliquer de réaffecter des fonds d’actifs traditionnels comme l’or ou les avoirs en devises étrangères. Peter Schiff n’apprécierait pas. Les législateurs pourraient également légiférer sur une initiative fédérale d’exploitation minière de bitcoin, tirant parti des ressources énergétiques de la nation pour générer des recettes BTC. Une telle réserve augmenterait en valeur proportionnellement à l’appréciation du prix du bitcoin. Des estimations approximatives indiquent qu’environ 30 à 40 % du taux de hachage mondial se trouve aux États-Unis.
Ensuite, le gouvernement américain détiendrait probablement ces réserves de bitcoin à long terme, en imitant la stratégie de l’entreprise. Si le prix du BTC montait à environ 5 millions de dollars par pièce — une augmentation de 100x par rapport aux niveaux de début 2025 — une réserve de 7,2 millions de BTC (environ un tiers de l’offre totale de bitcoin) pourrait couvrir la dette. Atteindre ce prix nécessiterait une hyperbitcoinisation extrême : adoption mondiale du BTC en tant que monnaie de réserve, remplaçant les régimes fiduciaires instables.
Pour monétiser les avoirs, le Trésor pourrait exécuter une vente progressive, vendant des BTC par phases pour éviter la déstabilisation du marché. Les recettes rembourseraient directement les créanciers ou rachèteraient des obligations du Trésor. Alternativement, des obligations adossées au BTC pourraient être émises, utilisant les gains futurs de bitcoin comme garantie pour refinancer la dette à des taux d’intérêt inférieurs. L’hyperbitcoinisation, cependant, risque de déstabiliser le dollar puissant — une variable exigeant une analyse rigoureuse dans ce calcul fiscal hypothétique.
3 Piliers : Demande Soutenue, Protection Constante et Appréciation
La faisabilité de ce plan repose sur trois piliers : une demande soutenue de bitcoin de la part des institutions et des nations, des cadres réglementaires protégeant les avoirs en BTC des États-Unis contre les risques géopolitiques, et un calendrier de plusieurs décennies pour atténuer la volatilité. Les critiques soutiennent que de telles projections sont spéculatives, mais les partisans citent l’offre limitée de bitcoin et les rendements historiques de quatre ans comme justification.
Alors que la proposition de Saylor existe dans le domaine de la conjecture — et que sa vision peut diverger de notre modèle hautement spéculatif — son discours d’ouverture sur le potentiel fiscal du bitcoin amplifie l’attrait croissant de la cryptomonnaie dans les débats sur l’économie souveraine. Si les législateurs prendraient le risque de la solvabilité nationale sur un actif décentralisé — aussi prévisible mathématiquement soit-il — reste une question divisive, peu susceptible d’être résolue sans des changements drastiques dans les paradigmes monétaires mondiaux.














