Propulsé par
Africa

Le paysage des cryptomonnaies au Kenya s'apprête à subir une refonte majeure avec un nouveau système fiscal

Cet article a été publié il y a plus d'un an. Certaines informations peuvent ne plus être actuelles.

L’Autorité fiscale kenyane (KRA) resserre son emprise sur les crypto-monnaies en proposant un système fiscal en temps réel intégré aux échanges. Ce système suivrait toutes les transactions crypto, capturant des détails tels que l’heure et la valeur à des fins de collecte de taxes. Au-delà de la taxation en temps réel, le Kenya envisage d’utiliser l’IA et l’apprentissage automatique pour lutter contre l’évasion fiscale. Ces technologies amélioreraient l’efficacité et la transparence dans la collecte des impôts.

ÉCRIT PAR
PARTAGER
Le paysage des cryptomonnaies au Kenya s'apprête à subir une refonte majeure avec un nouveau système fiscal

Surveillance en Temps Réel des Transactions Crypto

L’Autorité fiscale kenyane (KRA) propose un système de taxation intégré aux échanges de crypto-monnaies pour permettre une surveillance des transactions en temps réel. Dans ce système, la KRA saisirait des détails clés tels que l’heure et la valeur de chaque transaction.

L’agence fiscale affirme que le système actuel ne peut pas suivre les transactions crypto, entraînant une perte de revenus importante. Elle cite la Section 3 de la Loi sur l’impôt sur le revenu du Kenya, qui permet de taxer le revenu crypto.

“L’objectif est un système robuste et efficace pour une collecte efficace et efficiente des taxes sur les crypto-monnaies”, a déclaré un percepteur de revenus kenyan.

Selon un rapport de Techpoint Africa, la décision du Kenya de suivre les transactions crypto reflète la réputation croissante du pays comme nation accueillante pour les cryptos en Afrique. Comme précédemment rapporté par Bitcoin.com News, le Kenya se classe parmi les nations africaines avec une utilisation élevée de la crypto-monnaie. Au-delà du trading, les Kenyans, comme de nombreux Africains, utilisent la crypto-monnaie pour se protéger contre l’inflation et la dépréciation monétaire.

En plus du système de taxation en temps réel, le Kenya envisage d’utiliser l’intelligence artificielle (IA) et l’apprentissage automatique pour détecter l’évasion fiscale. Ces technologies devraient simplifier et améliorer la transparence des efforts de collecte de revenus de la KRA.

Le désir du gouvernement kenyan de renforcer ses revenus a également conduit à une proposition d’utiliser les paybills des opérateurs de réseaux mobiles M-Pesa et les numéros de caisse en tant que registres fiscaux électroniques virtuels à partir du 25 décembre 2024. Cependant, ces réformes, destinées à améliorer la situation financière du gouvernement, ont rencontré une opposition, notamment de la part des jeunes Kenyans. De nombreux observateurs attribuent les récentes manifestations, qui ont fait plusieurs morts, aux augmentations d’impôts et réformes proposées par le gouvernement kenyan.

Quelles sont vos réflexions sur cette histoire ? Partagez votre opinion dans la section des commentaires ci-dessous.