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La France fait avancer un projet de loi rendant obligatoire la divulgation des fonds de gestion autonome

Même si la DGFIP, l'autorité française de contrôle fiscal, n'a aucun moyen de vérifier les données fournies, l'Assemblée nationale française a adopté un article stipulant que les contributeurs doivent déclarer les fonds supérieurs à 5 000 € détenus en auto-custode, ce qui concerne des portefeuilles tels que Metamask, Phantom et même Ledger.

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La France fait avancer un projet de loi rendant obligatoire la divulgation des fonds de gestion autonome

Points clés :

  • L'Assemblée nationale française a adopté un projet de loi obligeant les utilisateurs à déclarer les portefeuilles auto-hébergés contenant plus de 5 000 €.
  • La DGFIP met en garde contre le fait que le suivi des données de ces portefeuilles expose les utilisateurs à devenir des cibles de choix pour les pirates informatiques.
  • Gregory Raymond prédit que cette règle échouera probablement, car le gouvernement y est hostile.

La France surprend avec un article sur la déclaration des portefeuilles auto-gérés dans la loi anti-fraude

Les pays européens, dont la France, s'apprêtent à exercer un contrôle accru sur les fonds en cryptomonnaies détenus en auto-custode.

Selon Gregory Raymond, cofondateur de The Big Whale, l'Assemblée nationale française a adopté un article stipulant que les fonds détenus dans des portefeuilles auto-hébergés, c'est-à-dire non reliés à une institution publique, doivent être déclarés à la DGFIP, l'autorité fiscale nationale française, lorsqu'ils dépassent 5 000 € (5 847 $ au moment de la rédaction).

Le député Daniel Labaronne s'est opposé à l'inclusion de cet article dans la loi, arguant qu'il serait impossible pour la DGFIP de vérifier la propriété de ces actifs. « De même, comment pourrait-elle vérifier si un particulier possède un piano chez lui ? », a-t-il demandé. Néanmoins, la motion visant à supprimer l'article a été rejetée.

Cette mesure, présentée comme une nouvelle initiative de lutte contre la fraude fiscale, a été prise à l'encontre de la DGFIP et de la recommandation du gouvernement français, l'agence ayant reconnu qu'elle ne disposait d'aucun outil pour vérifier les données fournies par les contribuables.

La DGFIP a mis en garde contre les effets d’une telle mesure sur la sécurité des citoyens français, le pays étant un foyer d’attaques par wrenching visant les détenteurs de cryptomonnaies. Dans un e-mail, l’agence a déclaré :

« Il convient de noter qu’une déclaration généralisée de ces portefeuilles conduirait à la centralisation de données hautement sensibles, telles que l’identité des détenteurs et la valeur de leurs actifs. »

À cet égard, il a été confirmé que « dans un contexte de cyberattaques fréquentes contre de grandes bases de données, ces informations deviendraient une cible de choix pour les pirates informatiques, ce qui entraînerait des risques accrus de fraude. »

Si elle est finalement adoptée, tous les fonds détenus dans des portefeuilles tels que Metamask, Phantom, et même dans des dispositifs matériels comme les portefeuilles Ledger, devront être déclarés par les détenteurs de cryptomonnaies. Néanmoins, Raymond a souligné que la mesure a peu de chances d'être adoptée telle quelle, car le gouvernement y est hostile.

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