La France résiste aux appels à saisir les avoirs russes gelés pour l’aide à l’Ukraine, avertissant que la confiscation violerait le droit international, déstabiliserait la zone euro et établirait des précédents économiques dangereux.
La France avertit : saisir les actifs russes pourrait détruire l'économie européenne
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La France tient bon contre la saisie des avoirs russes pour l’aide à l’Ukraine
La France reste opposée à la saisie des avoirs russes gelés pour financer l’aide militaire à l’Ukraine, avertissant qu’un tel geste violerait les accords internationaux et créerait une instabilité économique. Le ministre français des Finances, Éric Lombard, a réaffirmé cette position sur la radio France Info, déclarant : “La position de la France est que ces avoirs russes… appartiennent notamment à la Banque centrale russe.” Il a en outre averti :
Cela sera un pas qui contredit les accords internationaux signés par la France et l’Union européenne … Je voudrais vous rappeler que nous ne sommes pas en état de guerre avec la Fédération de Russie.
Le débat sur plus de 200 milliards d’euros (216 milliards de dollars) d’avoirs russes gelés s’est intensifié alors que les tensions entre le président américain Donald Trump et le président ukrainien Volodymyr Zelenskyy ont conduit à la suspension de l’aide militaire américaine à l’Ukraine. Avec l’Europe sous pression accrue pour soutenir financièrement l’Ukraine, la Grande-Bretagne a renforcé son appel à aller au-delà du gel des avoirs russes et à les saisir complètement. Cependant, les responsables français soutiennent qu’une telle approche pose des risques importants.
Le ministre délégué à l’Europe, Benjamin Haddad, a averti : “Cela soulève encore des questions juridiques et des questions de précédent économique, des messages envoyés aux investisseurs.” La résistance de la France contraste avec la position du Royaume-Uni, qui soutient fermement la confiscation des avoirs plutôt que simplement utiliser les intérêts qu’ils génèrent.
Le ministre des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, a fait écho à ces préoccupations, avertissant :
La confiscation pure et simple de ces avoirs représenterait un risque financier trop grand pour la zone euro, pour la Banque centrale européenne, ce qui affaiblirait les États membres à un moment où ils doivent être aussi forts que possible pour soutenir l’Ukraine.
Le Président Emmanuel Macron a fermement maintenu l’opposition de la France, réitérant lors d’une réunion à la Maison Blanche avec Trump : “Vous pouvez prendre le produit des avoirs gelés mais vous ne pouvez pas prendre les avoirs eux-mêmes car cela ne respecte pas le droit international et nous voulons respecter le droit international.” Lombard a également suggéré que certains des avoirs pourraient être utilisés dans un accord de règlement mais a maintenu qu'”ils ne peuvent pas être confisqués.” Pendant ce temps, le Financial Times a rapporté que la France a suggéré que la confiscation pourrait être envisagée si la Russie violait un accord de cessez-le-feu, mais l’Union européenne reste divisée. Le porte-parole du Kremlin, Dmitry Peskov, a averti que la Russie riposterait à toute tentative de confisquer ses avoirs, compliquant davantage la question alors que les nations européennes débattent des prochaines étapes pour soutenir l’Ukraine.
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