Avec 5 255 délégués présents, le 16e sommet des BRICS à Kazan s’est concentré sur la construction d’un « ordre mondial multipolaire » et la réduction de la dépendance aux systèmes basés sur le dollar.
5 000 délégués se réunissent alors que les BRICS tracent une voie pour contourner l'influence occidentale
Cet article a été publié il y a plus d'un an. Certaines informations peuvent ne plus être actuelles.

Avec plus de 5 000 délégués, le Sommet des BRICS envoie un message sur la domination du dollar
Plus de 5 000 délégués se sont réunis à Kazan pour le 16e sommet des BRICS, qui s’est tenu du 22 au 24 octobre, marquant la première réunion depuis l’élargissement des BRICS pour inclure l’Égypte, l’Iran, l’Éthiopie et les Émirats arabes unis (EAU). Le vice-premier ministre du Tatarstan, Shamil Gafarov, a rapporté l’affluence significative :
Il y avait 42 délégations, 24 chefs d’État, six organisations internationales, 36 pays, [et] 5 255 membres de délégations officielles.
Avec des figures clés comme Xi Jinping de la Chine et Narendra Modi de l’Inde présents, le sommet avait pour objectif de renforcer la coopération économique et d’explorer des alternatives aux systèmes financiers occidentaux.
Le Président Vladimir Poutine a qualifié le sommet de « grand succès » et a souligné l’adoption de la Déclaration de Kazan, qui a mis l’accent sur un « ordre mondial plus démocratique, inclusif et multipolaire ». Les dirigeants des BRICS ont discuté de l’amélioration de la communication interbancaire et des solutions de paiement pour diminuer la dépendance aux systèmes basés sur le dollar, bien que Poutine ait précisé que le bloc ne cherche pas à créer un remplaçant séparé de SWIFT. La Déclaration de Kazan a également abordé les défis mondiaux, y compris les conflits régionaux, tout en soulignant l’engagement des BRICS envers le développement souverain.
Malgré un consensus général, les débats sur une expansion plus poussée ont révélé les préoccupations de certains membres concernant l’admission de nouveaux pays, soulignant les complexités logistiques et idéologiques au sein de l’alliance. Néanmoins, l’adhésion élargie des BRICS indique son intention de jouer un rôle plus important sur la scène mondiale.
Le vice-ministre russe des Affaires étrangères, Sergey Ryabkov, a déclaré que les BRICS ne sont pas destinés à être un bloc anti-occidental et restent ouverts à la coopération. S’exprimant après le sommet des BRICS à Kazan, Ryabkov a affirmé que l’alliance est transparente quant à ses objectifs et ouverte à l’engagement. Il a noté que Poutine a réitéré cette position, soulignant l’engagement des BRICS envers la coopération tout en défendant les intérêts de ses membres.













